Luc, XVE
8. Matthieu, X,5 ct 6; XV, 25, 26 et 27.
« ILest vrai, Seigneur, mais les petits chiens mangent des miettes quitombent de la table deleurs maîtres (1). » Par contre, d’autres évangélistes, tels que saint Marc et saint Luc, présentent Jésus comme émancipé des concepts étroits des Pharisiens qui ne voyaient dans le
judaïsme institué par Moïse qu’un culte national ré-
servé à Israël à l’exclusion d’autres peuples, tandis que lui voulait étendre son enseignement à tous les peuples. « Le Sabbat, dit-il, a été fait pour l’homme, et non pas l’homme pour le Sabbat ; c'est pourquoi le Fils de l’homme est maître du Sabbat même (2).
« L'heure viendra où l’on n’adorera plus le Père sur cette montagne ni à Jérusalem. Alors les vrais adora-
teurs adoreront le Père en esprit eten vérité. Dieu est
esprit et il faut que ceux qui eAoens, l’adorent en
- esprit et en vérité. » -
Saint Matthieu paraît d’ ae être en contradiction avec lui-même, car dans un autre chapitre, il fait dire à Jésus que le règne messianique doit changer radica-
lement le but et le caractère du judaïsme (3). « Plu-
sieurs viendront d'Orient et d'Occident et auront place au festin dans le royaume des cieux avec Abraham, Isaacet Jacob. Mais les enfants du royaume seront
jetés dans les ténèbres extérieures. » Cela signifie
bien que Jésus avait l'intention d'annoncer la bonne