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ste au développement des ee monothéistes en associant l'idée du culte de la nature à celle du rapport intime entre l’homme et son créateur. ; Les faits historiques suivants viennent corroborer notre thèse:
Haies premiers juifs convertis au christianisme
à appartenaient aux communautés juives des colonies | grecques. C'est à eux que saint Paul a dédié ses épitres. C’est dans leurs synagogues qu'il a d’abord prêché les doctrines du Christ, car il savait bien par expérience qu'ils avaient perdu la dureté et l’ inflexibi= lité de leurs coreligionnaires de Palestine. RE . 2° Philon, philosophe juif, un des chefs de l’école # d Alexandrie et fondateur de l'éclectisme, s’efforça de mettre en harmonie l'enseignement de la Bible avec
la morale de Platon. C’est aussi lui qui a introduit dans na cosmogonie le « Logos », force vivifiante et créatrice intermédiaire entre Dieu et l’homme, ce qui fut exprimé plustard par les pères de l'Eglise en un terme équivalant, « le Verbe », représentant l’union entre la nature . humaine et la nature divine, la seconde personne de la. - ' Trinité. ee
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3° Les Grecs convertis au un furent Le pre- + miers qui prirent le nom de chrétiens (Les Actes, XI, 26).
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Onne saurait mettre en doute l'influence de l'élément : hellénique sur la genèse et l’évolution de la religion
de Jésus, de même que les efforts de propagande des
circoncision. Leur aspiration consistait plutôt à conver-
voir jouir de l'avantage d'occuper une place dans le
chrétienne, ni le rôle important de saint Paul comme fondateur du christianisme historique et l’on peut afirmer que sans ce dernier la sublimité de l’enseignement
apôtres, eussent échoué devant la résistance naturelle des Grecs : car les Hellènes, habitués pendant plusieurs siècles à former leurs dieux à l'image de la nature, ne pouvaient se faire à l’idée du spiritualisme | absolu de Jésus. D'autre part, d’après les évangiles, Jésus, de même que ses disciples, les apôtres, n'ont jamais songé à faire des concessions aux païens dans l'application des lois mosaïques en ce qui concerne la
tir le monde païen.au judaïsme ; car,imbus qu'ils étaient de la conception judaïque du messianisme, ils avaient la conviction profonde que le Messie rétablirait lâ loi dans toute sa pureté et que le pouvoir du Fils de l’homme s’étendrait de l'empire d'Israël sur le monde entier. Les apôtres ne se distinguaient des autres juifs de Jérusalem que par la croyance que Jésus-Christ était réellement le Messie annoncé par les prophètes et. qu'après sa résurrection il reviendrait bientôt pour fonder le royaume de Dieu sur la terre. Selon eux, la conversion au mosaisme était indispensable pour pou-
royaume du-Messie, le Sauveur de l'humanité, et dans ce but, ils imposaient aux adeptes de Jésus-Christ la
circoncision comme signe distinctif.
Toutefois, malgré sa conversion aux doctrines de Jésus-Christ, saint Paul, par son éducation talmudique et son amour de la casuistique, de même que par
ses connaissances profondes de la Bible et des lois
mosaïques, conserva toujours des tendances vers l’or-
thodoxie juive. Son dieu n'est pas le dieu de charité et d’indulgence de Jésus ; car il établit la doctrine de la
prédestination, d’après laquelle Dieu a destiné de toute éternité les bons pour le salut et les méchants pour la
damnation. C’est ainsi que le peuple juif a été d’abord
prédestiné pour donner la vérité au monde et lui donner le Messie, mais après la venue de Jésus, Dieu, dans sa haute sagesse, a voulu appeler d’autres peuples à la vérité et au salut, et élargir la prédestination au-
delà du cercle étroit de la nation juive.
Par cette conception théologique, qui fut ensuite renforcée par les pères de l'Eglise, qui l’appelèrent la Grâce, ainsi que l’indique Renan, saint Paul a remplacé l’idée de la Justice divine par celle de l’arbitraire divin, tout à fait en opposition avec la conception plus élevée et plus pure de Jésus considérant Dieu comme père de lhumanité, comme principe suprême de la frater-
nité et de l'égalité entre les hommes. C’est ainsi que
saint Paul dans le chapitre III de la première épître aux
( Corinthiens, dit : « Ne vous vengez pas vous-mêmes, bien aimés. Laissez agir la colère de Dieu, car il est
écrit : A moi la vengeance et à moi la rétribution. » Ce qui ne l’empêchait pas d’invoquer à chaque instant
Jésus comme le Messie et le fils du Père Céleste pour annoncer le prochain avènement du règne du cielet de
la justice et de se faire le propagandiste le plus exalté des principes altruistes du Maître. Il se rendit d’ abord en Asie Mineure, ensuite en Egypte et en Grèce, et. finalement à Rome.
sur la venue du Messie et l'avènement prochain du
règne de la justice. Son courage et sa ténacité lui firent
surmonter tous les obstacles et endurer toute espèce de
privations. Ni les railleries des Grecs, ni les injures de + ses coreligionnaires ne le firent reculer dans sonentreprise d’apôtre ardent. Après avoir vu que la circonci-
sion était un obstacle sérieux à l'entrée des païens dans la communauté chrétienne, il la remplaça par la
circoncision du cœur, à savoir la purification du cœur par la foi, doctrine qui fut bien pa les néo-
phytes.
Cependant à son retour à Jérusalem il fut maltraité par le peuple juif et accusé devant le Sanhedrin et le
préfet romain, d'avoir violé la loi de Moïse, ce qui Jui.
valut deux ans de réclusion dans la forteresse de Cesa- rée. Ce n’est qu'après que le préfet Félix eût été remplacé par Festus, qu’il fut envoyé à Rome pour y être
jugé comme sujet romain. Les juges romains ne trouvant aucune raison de le condamner, lui rendirent la
liberté. Après un séjour prolongé à Rome, il retourna en Orient où il reprit son œuvre de propagande chrétienne. Après avoir réussi à augmenter le nombre des
Partout il donna des conférences
PS
__ prosélytes, il finit par provoquer la jalousie des apôtres de Jérusalem qui prétendaient qu'eux seuls, comme anciens disciples et vrais apôtres de l’enseignement de Jésus, étaient en possession de la vérité, et comme tels avaient le droit d'imposer leurs doctrines aux sectes chrétiennes, tandis que Paul, n’ayant jamais vu ni connu Jésus, n'avait pas le droit d'interpréter à sa manière les principes du maitre. Au commencement, = les apôtres faisaient tout leur possible pour gagner Paul à leur cause, mais devant la stérilité de leurs efforts ils proposerent un arrangement suivant lequel les convertisnon circoncis offriraient quelques avantages matériels, ou dons pécuniaires aux circoncis. A cet effet, saint Pierre et saint Paul eurent à Antioche une entrevue qui, loin d'aboutir à une solution sérieuse, donna
lieu à une scène peu édifiante, laquelle ne tard pas à dégénérer en guerre ouverte. Les orthodoxes hiéroso- lymites, à la tête desquels se trouvait saint Jacques, OP érent des messagers en Asie Mineure qui répandirent la thèse officielle au centre juif à Jérusalem, que saint Paul était un faux apôtre et que la doctrine qu'il
__enseignait était opposée à celle.enseignée par Jésus qui n'avait jamais voulu abolir la loi mosaique.
= En effet, selon l’évangile de Matthieu (chapitre X, 5-6) Jésus dans les instructions qu’il donnait aux
apôtres, leur disait : « N’allez point vers les gentils et-n’entrez pas dans les villes des samaritains. Mais allez plutôt aux brebis perdues de la maison d’Is-
Pre.