partie intégrante de l’église cathédrale, où l’on appre
nait à lire et à écrire le latin, à nr et à dire les
offices. La discipline y était rude. Chaque année les
élèves allaient en grande cérémonie couper les verges 3 Le
qui devaient servir à les frapper. Quant aux études
supérieures, elles étaient également entre les mains du
Ne
clergé ; elles commençaient par la rivium : grammaire,
rhétorique et dialectique. On passuit ensuite au cuatri- :
vium : arithmétique, géométrie, musique et astronomie,
pour aboutir enfin à la science maîtresse, la théologie;
car il est un fait indéniable : c’est quele développement
intellectuel et moral pendant le Moyen Age était inspiré par la théologie; c'était elle qui dirigeait l'esprit et la conscience des hommes. Toutes les questions
philosophiques, politiques, historiques, étaient consi-
dérées et expliquées du point de vue théologique. In Ya
eut aucune production intellectuelle qui put se sous-
traire à l’influence de la souveraineté ecclésiastique ; ,
même les sciences physiques et mathématiques n'avaient pas le droit d'outrepasser les limites tracées par l'Eglise. L'esprit théologique avait si profondément + pénétré daus la société médiévale qu'il enchaina la pen-
sée humaine, rendant impossible tout mouvement progressif. Cette influence se fit surtout sentir dans lalittérature et dans les arts. Quant aux bibliothèques il n'y