LES ARABES ET LA NAISSANCE DE L'ISLAMISME
Dès l'origine les Arabes habitaient la péninsule ara-— bique qui est bornée à l'Ouest par la Mer Rouge, à VEst parla Mer d'Oman et le golfe Persique et au
2 Nord par. la Perse et l'Asie Mineure. Elle présente
une vallée triangulaire, bordée de deux côtés par une de chaine de montagnes, dont l’une longe la Mer Rouge jusqu'à Bab-el-Mandeb et l’autre le cours de l'Euue ‘et le Golfe Persique jusqu’au détroit d'Ormuz. Le fond de la vallée forme une plaine très basse d'un climat malsain. La partie nord qui comprend les. déserts de Syrie et de Mésopotamie, est à peine peuplée. Ce n’est que le nord-ouest contenant la presqu île de Sinai, l'Arabie Petrée et le Hedjaz qui était peuplé par. à deux puissantes tribus, les Nabatéens et les Ghassa- nites. Les que villes les plus importantes étaient Læ
Mecque avec la Kaaba et Médine. La partie méridionale contenant l’Yemen constitue la contrée la plus fertile de l'Arabie et est toujours restée en rapports avec l'Egypte, la Perse et les peuples qui ont navigué dans la Mer Rouge. Les tribus qui l’habitaient s’adonnaient les unes à l’agriculture et les autres au commerce. Les villes importantes de l’Yemen étaient Saaba et Saana. Placée entre la Perse etl’ Egypte, l’Arabie fut Vobjet de l'ambition de deux voisins conquérants. Les Arabes se virent obligés d'établir sur leur frontière septen= trionale deux Etats puissants, le royaume de Hira et celui de Ghassan, pour se protéger surtout contre les Grecs de Constantinople. D’autre part, les juifs qui : habitaient la Syrie et l'Asie mineure, se voyant EXpO— : sés aux persécutions des Empereurs byzantins, s'étaient
réfugiés en Arabie où ils avaient reçu un bon accueil contre l'ennemi commun, de sorte que les juifs arrivèrent à fonder deux grandes Colonies, l’une dans la =
partie nord, ayant pour centre la ville de Médine, et l'autre dans le Sud, où la ville de Yemen devint leur sé se jour favori. Les colons juifs ont non seulement vécuen = bonne harmonie pendant plusieurs siècles avec les tribus arabes, faisant le commerce et l’agriculture ensemble, et menant comme elles une vie nomade, mais étant donné leur supériorité en culture, ils ne manquaient pas d'exercer une grande influence sur la mentalité arabe, au point de fonder à Médine et à Yemen des écoles où l’on -enseignait la Hagadah et la Halakha. HE