‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanité (volume 2)Chapitre 98 sur 342 · JA NAISSANCE DE L'ISLAMISME · texte numérisé non relu

JA NAISSANCE DE L'ISLAMISME

et son prestige finit par s'étendre à toute la péninsule arabique. Les Coreichites mêmes finirent par se convertir et avec eux finit le culte idolâtre, et l'unité nationale devint un fait accompli.

Après la réalisation de l'idéal de l’unité nationale, une sorte d’exaltation religieuse s’empara de toutes

les classes sociales de l'Arabie entière. et grâce à la

réalisation de cet idéal longtemps rêvé, dans toutes les provinces de la Péninsule se formèrent des corps d’armées dont les chefs préêchaient la guerre sainte contre les infidèles.

En effet, en 632, l’année qui suivit la mort de

Mahomet, Abou-Bekr envahissait la Syrie. Bien que les

Grecs disposassent d’une armée bien organisée et que les Arabes fussent pauvres, ignorants et dépourvus d’un armement sérieux et d’une véritable organisation militaire, les premiers se replièrent devant la poussée vigoureuse des Arabes fanatisés par leurs chefs, au point que ceux-ci restèrent maîtres du champ de bataille en plusieurs combats ; Omar pritle chemin d’Antioche et d'Alep et mit le siège devant la ville de Jérusalem qui ne tarda pas à capituler. C’est ainsi que les Arabes en très peu de temps conquirent la Syrie et la Mésopotamie ainsi que l'Egypte. En même temps une armée s’avançait vers la Perse, laquelle se trouvant épuisée par les longues guerres contre les Grecs de Byzance, fit de grands efforts pour envoyer des forces militaires considérables contre l'invasion arabe, mais en vain.

Dans une terrible bataille engagée contre cette dernière les troupes perses subirent une déroute complète. . En même temps que l’Islamisme se répandait en Occident il ne laissait pas de faire de grands progrès en Orient. La première contrée qui s’offrit aux yeux des Arabes fut l’ancien royaume d’'Assyrie et celui de

Chaldée, Ce dernier réunissait toutes les richesses de

l'Asie, que les Séleucides et les Perses y avaient accumulées ; C'était une terre arrosée par deux fleuves majestueux dont ils ne trouvaient pas d’équivalent

dans leur pays natal : elle frappait leurs sens par son 4

faste et leur ot par les ruines immenses qu'elle étalait à leurs regards. Mais en marchant vers l’Indus le pays changeaït entièrement d’: aspect : au lieu

de plaines fertiles, de vallées délicieuses et de jardins

riants, ils ne rencontraient qu'un terrain ingrat, des

populations clairsemées, des montagnes inhabitables et des sables arides. C'est pourquoi à peine Omar fut-

il proclamé calife qu’il imprima une activité intense à

la guerre de Perse. La première grande bataille qui se

livra dans le bassin de l'Euphrate fut favorable aux

Perses. Mais le général en chef arabe ayant été écrasé

sous le pied d’un éléphant, le calife, loin de se décourager, nomma Said, fils d'Aboa Vacas, général en chef des troupes de l'Irak. Celui-ci réorganisa l’armée arabe et prit position en face de l’armée perse près de Cadesiah, l'attaquant avec la farouche volonté de vaincre. + R À i

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