‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 10 sur 853 · ŒUVRE DE DESCARTES ET DE GASSENDI · texte numérisé non relu

ŒUVRE DE DESCARTES ET DE GASSENDI

Toutefois Descartes bien qu'il ne cessât de proclamer son attachement à la religion et tâchât d'éviter toute discussion théologique, ne se croyait pas en sécurité en France, se sentant exposé à la colère de l'Eglise et des représentants du Saint-Office. Il préféra choisir pour résidence la Hollande afin d'y mener une vie indépendante et d’être libre de poursuivre ses études scientifiques et philosophiques. En effet il ne s'était pas trompé, car ses œuvres dénoncées à Rome furent mises à l'index, etlorsque après sa mort ses restes furent déposés dans l’église Sainte-Geneviève, au moment où le chancelier de l’Université de Paris s’apprêtait à prononcer l’oraison funèbre, un ordre de la cour vint s’y opposer. Le Parlement à l'instigation de la Sorbonne fut même sur le point de prohiber l’enseignement de la philoso-

phie cartésienne , ce ne fut que grâce à l'intervention.

des personnes de bon sens iafluentes à la Cour que ce coup d’Etat put être empêché à temps. En tous cas les travaux souterrains des jésuites n’empêchèrent point que la philosophie cartésienne se répandit bientôt dans tous les pays d'Europe et constituât l'étape la plus glorieuse de la pensée humaine par le seul fait d’avoir délivré celle-ci du joug de l'Eglise et de la tyrannie de la Scolastique.

Un contemporain de Descartes qui se consacra également à l'étude de la philosophie et des mathématiques fut Pierre (Grassendi. Bien qu'à l’âge de 25 ans il se fit prêtre, il ne tarda pas à occuper la chaire de

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