‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 11 sur 853 · POUR LE PROGRÈS DE LA. PHILOSOPHIE · texte numérisé non relu

POUR LE PROGRÈS DE LA. PHILOSOPHIE

philosophie à l’Université d'Aix et en 1645 à l’instigation du Cardinal de Richelieu il accepta la chaire de mathématique au collège Royal à Paris. Dès 1624, à. l'âge de 32 ans il publiait les Ærcitationes paradoricæ adversus aristoteleos. Dans cet ouvrage il se plaignait amèrement de la stérilité du Syllogisme et gémissait sur l'ignorance de la’ Scolastique en même temps qu’il répudiait l’autorité d’Aristote. Il protesta contre la rêverie et la fausse mysticité de son époque, en leur opposant l'utilité évidente de l’expérience. Il révéla en même temps son inclination au scepticisme, ce qui est . d'autant plus étrange que le Parlement venait de voter la peine de mort contre quiconque enseignerait des choses contraires aux dogmes et aux doctrines des pères de l'Eglise. Cependant les doctrines de Gassendi exposées dans son Syntagma philosophia Epicurii publié trois ans après sa mort par un de ses élèves François Bernier portent le cachet du sensualisme, Dans ce travail, Gassendi parle des trois systèmes du monde, celui de Ptolémée, de Tycho Brahé et celui de Copernic et sans oser de se prononcer ouvertement en faveur de ce dernier, il le considère comme le plus rationnel. ; k |

En morale, Gassendi déclare que la fin de la vie est le bonheur et que toute idée provient des sens; par conséquent 1l se déclare partisan du sensualisme. Il recommande en effet la pratique du bien pour les avantages qu’elle nous procure. En même temps Gassendi

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