‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 125 sur 853 · DE LA CHIMIE ANIMALE · texte numérisé non relu

DE LA CHIMIE ANIMALE

chimistes. Il trouva ensuite en distillant l'alcool qu'il perdait deux atomes d’hydrogène dont il appela le produit, A/dehyde.

Ce qui caractérise les travaux de Liebig, c’est leur tendance éminemment pratique. Ses théories ayant été toujours basées sur des faits positifs, lui ont permis de les appliquer sur un terrain très vaste et d’en déduire des résultats pratiques. Elles ont, de plus, conduit à la découverte de nouvelles lois qui régissent la vie animale et végétale, dont il a profité pour une

application avantageuse aux besoins naturels de

l’homme. C’est ainsi que ses mémorables découvertes relatives à la végétation ont rendu un service immense à l’agriculture. Il a commencé d’abord par faire de nombreuses analyses chimiques de l'air et des cendres des plantes, qui ont prouvé : 1° que les principes nutritifs d’une plante sont l'acide carbonique, l'oxygène, l’ams moniaque, et l’eau et qu’elle les emprunte à l’air atmosphérique ; 2° que les cendres des plantes renferment de la potasse, de la chaux, de la soude, et de la magnésie,

de l’acide sulfurique, de l’acide phosphorique et de la

silice, et que c’est le sol qui fournit à la plante ses principes minéraux. Or, étant donné que les principes

constituants de l’air sont constants, tandis que ceux

qui proviennent du sol varient avec la nature géologique du terrain et avec l'intensité de la végétation, Liebig arrive aux conclusions suivantes : :

1° L'air atmosphérique et le sol constituent les

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