ÉCONOMISTES ANGLAIS UTILITAIRES
(1748-1832) dont la doctrine avait pour principe fondamental qu’en législation et en morale, on ne doit admettre que l'utilité, cequi à fait donner à son école le, nom d’ufilitaire. Dans son livre, /ntroduction aux principes de morale et de législation, Bentham remonte aux principes philosophiques pour y chercher un point d’appui à sa doctrine. Pour lui, « la légitimité d’une action, sa bonté, sa moralité ne signifie que son utilité. » « L'intérêt de l’individu est la plus grande somme de bonheur à laquelle il puisse atteindre ; l'intérêt de la société est la somme de l'intérêt de tous ses membres. » — « La vertu n’est un bien que par le plaisir qui en dérive. » — Le vice n’est un mal que par les peines qu’il occasionne. » Pour démontrer son amour de l’humanité, il voulut en mourant lui être utile en abandonnant son cadavre aux anatomistes.
Un autre économiste anglais de la même école et contemporain de Bentham, c’est ÆRobért Malthus (4866-1634). Celui-ci, au contraire de Bentham, prétend que l’origine du vice ne doit pas être cherché dans la société, mais dans les individus, surtout dans l’ignorance et la dégradation des classes inférieures. Dans son Essai sur le principe de la population, Malthus démontre que l'espèce humaine se multiplie suivant une progression géométrique, tandis que les moyens de subsistance croissent suivant une progression arithmétique, d’où il s'ensuit que ces derniers deviendraient insuffisants si les maladies et les guerres n’y pour-