INFLUENCE DE L'ENSEIGNEMENT DE VICTOR COUSIN
dans les sphères intellectuelles que dans les cercles politiques, que les chefs catholiques n’hésitèrent pas à entrer en négociations avec les chefs de l’école pour arriver à un compromis entre les deux partis. L'école se prêta d'autant plus volontiers à une entente avec l'Eglise qu’un livre de Michelet intitulé Ze Prètre, la Femme et la famille, avait produit un effet déplorable sur la plupart de ses membres qui craignaient les dangers sociaux et moraux d’une croisade anti-chrétienne de la part du parti démocratique. Quoiqu'il fut seulement question d'établir les préliminaires d’une entente, ce furent précisément les conditions posées par l’école éclectique qui firent échouer le projet, et voici quelles furent ces conditions : respect pratique pour le chrislianisme ; liberté entière d'une éducation rationnelle de la jeunesse sur la base de la philosophie qui admet bien Dieu et la Providence en fait de surnaturel ; les miracles éternels et perpétuels propres de la création ; la révélation de Dieu par les lois de la nature qui témoignent de sa puissance, de son intelligence, de sa sagesse et de sa bonté. |
Les hommes de l’école éclectique ne tardèrent pas à se convaincre de ce que l’idée d’une entente entre la philosophie et l'Eglise qui se reconnait comme l’unique dépositaire des vérités révélées, était chimérique et ridicule.
Quant à l’œuvre de Victor Cousin, on a beau critiquer son manque de constance dans la défense des