‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 240 sur 853 · LES DOCTRINES DE L ÉCOLE BENTHAMISTE · texte numérisé non relu

LES DOCTRINES DE L ÉCOLE BENTHAMISTE

mateurs libéraux et anti-cléricaux ; ils réclamaient lu liberté de pensée, la liberté de conscience, la liberté politique et la liberté d'association, la liberté du travail et la liberté du commerce ; ils prétendaient réformer l’organisation juridique politique, économique par la connaissance raisonnée de ses lois, fonder la société sur la science à l'exclusion du sentiment de la tradition, de la religion, et ramener toute sociologie comme toute morale à un calcul mathématique d'intérêt. Ils appuyaient leur libéralisme sur le même postulat que la philosophie sensualiste du xvin* siècle dont ils se donnaient comme les continuateurs ; comme eux ils croyaient possible de subtituer la pensée réfléchie à l'instinct de la conservation physique et morale et aux principes de la justice dans la direction des sociétés humaines. Il en résulta que Stuart Mill, comme disciple de Bentham et comme défenseur de l’école sensualiste fut un des représentants les plus influents du parti libéral anglais. En effet depuis l’année 1835 jusqu’en 1840, il dirigea la London and Weisminter Review, organe du parti libéral, et publia plusieurs ouvrages sur des sujets philosophiques et des questions d'économie politique qui l’ont rendu célèbre, tant comme philosophe quecomme économiste.

Nous tenons à appeler l'attention sur le fait que c’est précisément au point de vue du concept de la morale que Stuart Mill diffère de son maître, car, selon Comte, toute morale est sociale, parce qu’elle est un traité entre deux intérêts et la garantie de deux droits. Aussi

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