‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 25 sur 853 · COINCIDENCE DE LA PROSPÉRITÉ DE L'ART · texte numérisé non relu

COINCIDENCE DE LA PROSPÉRITÉ DE L'ART

science, ait épargné celui de l’art et des lettres ? Caril est notoire que même au moment de sa plus profonde décadence, l'Espagne se trouvait en possession des peintres et des dramaturges les plus célèbres, tels que Murillo, Valdés Réal, Velazquez, Alonso Cano, et José Ribera ; puis Lope de Rueda, Lope de Vega et Calde— ron de la Barca. En voici explication : la science, qui embrasse l’ensemble de nos connaissances des faits et des théories relatives aux phénomènes de la nature et les lois qui la régissent de même que celles qui ont irait aux mathématiques, à la physique et à l’astronomie, ne s’acquiert qu'à la suite d’un enseignement sérieux et à force d’un travail assidu basé sur l’observation et l'expérience. Par conséquent, pour que la science prospère dans un pays, il faut d’abord que l'Etat dispose d’un nombre suffisant de maîtres pour l'enseignement et qu'il les rétribue selon leur mérite. Il esten outre indispensable qu'il dispose d’un nombre suflisant d'écoles pourvues du matériel néces— saire à l’enseignement. En échange, pour la culture de la poésie, de l'art, et des lettres, surtout pour ledrame, il suffit que l'individu qui s’y adonne possède des qualités spéciales innées, à savoir, de l'intuition, de l'inspiration et une imagination féconde, lui servant de terrain de culture. Bien entendu, ces qualités sont le privilège d’un nombre limité de personnes spécialement douées par la nature pour créer des scènes appropriées à un but déterminé ou pour s’inspirer d’un idéal

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