MANQUE D'ORNEMENT DU THÉATRE ESPAGNOL
dans le second groupe figurent Lope de Vega et Calderon de la Barca. |
Il en fut de même pour la peinture. Le célèbre Murillo fut le plus haut représentant de la peinture de
l’idéal religieux en Espagne. Son compatriote Valdes
Real s’est distingué également par ses tableaux qui représentent des scènes de la Sainte Famille.
Ce qui est étrange chez les écrivains espagnols du xvi'et du xvrie siècles, c’est qu'ils se sont refusés à suivre l'exemple des Italiens, dont les grands poètes
ont déployé une grande activité dans le domaine du
théâtre lequel a brillé par la magnificence des décors à l’exemple de l'ancienne Grèce, tandis que le théâtre espagnol était pour ainsi dire abandonné à la merci des .saltimbanques. A cette époque-là tout le bagage d'un directeur de spectacle tenait dans un sac contenant quatre habits de berger en fourrure blanche ornée de clinquants, quatre fausses barbes avec autant de perruques et quatre houlettes. Les Comédies consistaient en dialogues entre deux ou trois bergers et une jolie paysanne, et quant à la scène, elle consistait en quatre bancs carrés avec cinq ou six planches par dessus.
La scène avait pour tout ornement une vieille couverture soutenue par des cordes qui la séparait de la salle. Derrière la scène se plaçaient les musiciens, qui chantaient sur la guitare quelque vieille romance.
C’est Lope De Rueda qui a fait sortir le théâtre des
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