‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 274 sur 853 · VIE ET ŒUVRE DE FRÉDÉRIC LE GRAND · texte numérisé non relu

VIE ET ŒUVRE DE FRÉDÉRIC LE GRAND

lequel les meilleurs jurisconsultes durent donner leur avis après une année de pratique ; il fut suivi du Corpus juris Friederich, basé sur le droit romain. Toutefois, cette œuvre, bien qu'elle fût le résultat d’un travail très laborieux, portait le cachet d’un esprit mesquin et d’une grande étroitesse de vues. D’après César Cantu, dans ce code figurait une loi qui interdisait aux condamnés l'assistance d’un prêtre et le secours de la religion. Le ministère des avocats s’y trouvait aboli et les parties étaient obligées de plaider en personne. La procédure inquisitoriale était conservée, mais Frédéric se réservait le droit de réformer les sentences. Cette réserve suflisait pour révéler ses intentions despotiques. Du reste, il n’entendait rien à la légalité, ni aux formalités juridiques. Il traitait les juges d’ânes, et les déposait; 1l envoyait des officiers examiner des procès auxquels ils étaient complètement étrangers. En raison des objections soulevées par les jurisconsultes et de leurs lenteurs, il.se crut en présence d'une conjuration tramée par eux et les prit en grippe. Un meunier, nommé ÀArnold, lui présente une réclamation

contre une sentence qu’il prétendait injuste, sur quoi il

condamne les juges à la prison, et lorsqu'ils furent déclarés innocents à la suite du procès, il n’en resta que plus persuadé de l'existence d’une conjuration générale, et il fit arrêter d’autres magistrats, jusqu'à ce qu’il arrivât à toucher du doigt l'erreur qu'il avait commise. |

il 22.

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