FRÉDÉRIC I! DÉPOURVU DU SENS MORAL
« ter que les intérêts des Etats voisins ne se trouvent « compromis et qu’une guerre générale ne vienne à « s’allumer. Les puissances limitrophes ont sur la « Pologne des prétentions et des droits aussi anciens « que légitimes, qu’elles n'ont jamais pu faire-valoir et « qu’elles risquent de perdre si elles ne les assuraient « en rétablissant la tranquillité et le bon ordre dans « cette République. » C'est ainsi que la plupart des terres de la Pologne furent partagées entre la Russie, l'Autriche et la Prusse. Les patriotes polonais eurent beau protester contre cet attentat à leur indépendance et la noblesse polonaise eut beau se plaindre des manières brutales employées par les trois puissances pour priver les Polonais de toute liberté, ils furent obligés de se résigner à leur sort. Malheureusement, parmi les seigneurs polonais, les uns se donnèrent la mort, d'autres affrontèrent la pauvreté, laissant confisquer leurs biens par les envahisseurs plutôt que de consentir à leur prêter hommage. Les autres, remplirent l’Europe de plaintes et d'appels à la postérité.
Toutefois, il restait encore un petit noyau de l’ancienne Pologne avec le roi Stanislas à sa tête, qui gouvernait sous les auspices de la reine Catherine, laquelle lui avait imposé une Constitution. Stanislas profita d'une période de calme pour rétablir l’ordre dans l’armée et dans les finances. En attendant, la noblesse frémissante n’attendait que le moment de tenter de nouveau la fortune et l’espoir qu'elle nourrissait fut