‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 32 sur 853 · SUR LES AUTEURS DRAMATIQUES FRANÇAIS · texte numérisé non relu

SUR LES AUTEURS DRAMATIQUES FRANÇAIS

participer au progrès général de la raison humaine bien que chaque nation présente des aptitudes et des dispositions spéciales qui se développent à mesure que le milieu et les circonstances leur sont favorables,

En France, par exemple, la littérature a commencé à fleurir dans la seconde moitié du xvire siècle, car pendant la première moitié du siècle la bravoure, le langage des gentilshommes étaient rudes, habitués qu’ils étaient à mener la vie de soldat qui consiste notamment à savoir bien manierles armes. Cette floraison littéraire n’était pas due seulement à la protection intéressée que lui accordait Louis XIV, mais surtout à la bonne société réunie dans les salons, qui décidait de la valeur des œuvres des poètes littérateurs.

Ce fut d'abord la marquise de Rambouillet:-qui donna des réunionsrégulières où l’on discutait sur des questions de littérature et de morale et où il était interdit d'employer des expressions triviales. Les dames cherchaient à épurer la langue et furent secondées dans leur besogne par les Grammairiens de l’Académie française fondée en 1634 par Richelieu. Ceux-ci aidés de la sorte par les grandes dames proscrivirent comme grossières un grand nombre d'expressions anciennes et comme pedantesques beaucoup de mots tirés du latin. La langue française ainsi épurée devint désormais la langue de la Cour et des salons. Il suffisait de l'emploi d’un de ces mots condamnés pour se faire mépriser dans un Salon. C’est le genre appelé classique

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