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LES INTRIGUES DE LA PRUSSE CONTRE L’AUTRICHE

décida de créer l’unité allemande selon ses vues par la force des armes. Dès lors tous ses efforts tendirent vers la réorganisation de l’armée sur une base solide lui permettant d'imposer sa volonté à son rival, l’empereur d'Autriche. Dans ce but, il s’adjoignit comme collaborateurs deux hommes d’une grande capacité et d’une volonté de fer : l’un était Bismarck, homme d’Etat perspicace et entreprenant, et l’autre le général Roon, militaire très énergique et doué d’un grand esprit d’organisation. Cependant, 1l se forma à Berlin un puissant parti libéral, intitulé « parti du progrès », qui s’opposa à la réforme militaire, considérée par lui comme une charge trop lourde pour les revenus de l'Allemagne, et fit repousser à une grande majorité aux Chambres prussiennes, le projet du gouvernement demandant une forte augmentation du budget de la guerre.

À la suite de la défaite du gouvernement, ia Chambre fut dissoute et le ministère, modifié dans le sens réactionnaire, fut présidé par Bismarck, de manière qu’à la fin de 1863, il existait en Allemagne trois partis politiques avec un programme distinct quant aux moyens d'atteindre l’unité nationale : /e parti autrichien, auquel s'était associée la Bavière, qui s’appuyait sur les ultramontains, représentait l’absolutisme religieux et politique ; le parti prussien quis’appuyait sur les seigneurs féodaux, représentait l’absolutisme militaire; /e pari démocratique, composé des classes intellectuelles et d'une grande partie de la bourgeoisie, représentait

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