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CONDUIT A LA GUERRE FRANCO-ALLEMANDE

le régime politique futur de l'Espagne, et après de longues discussions, finit par se prononcer en faveur de la monarchie. Alors, on se mit à la recherche d’un candidat à la monarchie espagnole et après avoir écarté plusieurs candidats à la suite d'opposition des divers Etats européens, l’opinion se fixa sur un prince de Hohenzollern, qui avait l’avantage d’être catholique. Cette candidature fut repoussée par Napoléon et le cabinet de Berlin profita de ce refus pour chercher querelle à la France. Il est vrai que le roi Guillaume, se rendant aux désirs de Napoléon, obtint de son parent le prince de Hohenzollern la retraite de sa candidature au trône d'Espagne ; mais Napoléon ne se donnant pas pour satisfait, envoya un télégramme à Bénédetti, ambassadeur de France à Berlin, afin qu'il insistât auprès du roi pour obtenir la promesse qu'il ne donnerait jamais son consentement à cette candidature, si elle 8e présentait de nouveau. Cette entrevue eut lieu dans le parc d’Ems, où le roi faisait alors une cure thermale. Le roi, contrarié de cette insistance, manifesta à Bénédetti que cette demande était plutôt une question de gouvernement, et l’invita à cause de cela à s’adresser à son ministre. Bismarck, ayant pris connaissance de ce télégramme, fit publier le lendemain dans tous les journaux d'Allemagne et de l'étranger que le roi, après avoir consenti au retrait de la candidature au trône d'Espagne du prince de Hohenzollern, avait reçu en audience l’ambassadeur de France et que

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