POUR DÉNIGRER LA FRANCE
l'armée française à Sedan qui se traduisit pour la France par la perte de l'Alsace et de la Lorraine et le paiement d’une indemnité de cinq milliards de francs.
Nous tenons à rapporter ici deux faits historiques qui se sont produits lors du vote du traité de Franc- {ort, aussi bien à l'Assemblée nationale française qu’au Reichstag allemand.
4° Au moment où les élections à l'assemblée nationale devaient avoir lieu pour approuver le traité de Francfort, là population de l'Alsace et de la Lorraine dont le sort allait être décidé nomma des députés ayant pour mission de protester contre toute cession de territoire. M. Keller, député du Haut-Rhin, apporta à l’Assemblée nationale l’éloquente déclaration des députés du Bas-Rhin, du Haut-Rhin, de la Moselle, de la Meurthe et des Vosges. « Elle est, dit-il, l’expression de la volonté des populations, protestant qu'au temps où nous sommes, en pleine civilisation, 1l ne saurait être question de disposer des peuples sans leur assentiment ». Ce n’est pas tout. Au moment où l’Assemblée dut voter la douloureuse séparation, les élus des populations furent unanimes à réserver l’avenir et les députés du Haut-Rhin au nom de tous les députés de J’Alsace-Lorraine, lurent les suivantes protestations :
« Les représentants de l’Alsace et de la Lorraine «’ont déposé avant toute négociation de paix sur le « bureau de l’Assemblée nationale une déclaration « affirmant de la manière la plus formelle, au nom de
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