LES PROTESTATIONS DÉS DÉPUTÉS DE L'ALSACE
« ces deux provinces, leur volonté et leur droit de rester « françaises. Nous déclarons encore une fois nul et « non avenu un pacte qui dispose de nous sans notre « consentement. La revendication de nos droits reste « à jamais ouverte. Malgré l’amertume de notre dou- « leur, la pensée suprême que nous trouvons au fond « de nos cœurs est une pensée d’inaltérablé attachement « à la patrie dont nous sommes violemment arrachés. « Nous attendrons avec une confiance entière dans « l'avenir que la France régénérée reprenne le cours de « ses grandes destinées, Nos frères de l’Alsace et de « la Lorraine séparés en ce moment de la famille com- « mune, conserveront à la France absente de leurs « foyers une affection filiale jusqu’au jour où elle revien- « dra y reprendre sa place. »
Cependant, le crime s’est accompli. L’Alsace-Lorraine est rattachée de force à l'empire allemand. Elle va avoir à nommer ses députés au Reichstag du nouvel Empire. N'importe. Malgré que l'élection se fit sous l’oppression et la surveillance rigoureuse de ses nouveaux maitres, tous les candidats élus en 1871 étaient protestataires. L'Alsace, avant comme après la guerre, ne veut pas être allemande. Les quinze députés protestataires déposent à la première séance de l’Assemblée la proposition suivante que Cesaoness M. SAONE Teutsch, député de Saverne :
« Plaise au Reichstag de décider que les populations « d'Alsace-Lorraine, incorporées sans leur consen-