ET L’ÉLECTION D'UNE NOUVELLE CHAMBRE
appartenant à La haute bourgeoisie et à la noblesse, qui aspiraient en grande partie à voir leurs fils embrasser la carrière militaire.Ils obtinrent également le droit de fonder des Universités catholiques et de conférer des titres universitaires. Il est vrai que l'Empire, dans sa seconde période appelée libérale sous le ministre Duruy, fit bâtir des milliers d'écoles primaires et secondaires au point que le nombre d’écoliers avait atteint en France en 1868 à peu prèsle chiffre de cinq millions, mais les classes sociales supérieures n’envoyèrent pas moins leurs enfants aux écoles des Jésuites, car ceux-ci jouissaient de l’avantage d’être les confesseurs et les directeurs de conscience des familles nobles et riches et surtout des femmes et des enfants.
C’est ainsi que nous voyons après l'avènement de la troisième République, l’Assemblée nationale élue pour voter le traité de paix de Francfort avec l'Allemagne, être dans sa majorité monarchique au point qu’elle aurait proclamé le comte de Chambord roi de France si celui-ci ne s’était pas refusé à accepter le drapeau tricolore comme emblème national. Ce n’est qu’à défaut d’un prince répondant à son idéal que l’Assemblée, après la démission de Thiers, élut Mac-Mahon président de la République, dans l’espoir qu’il favoriserait dans un moment opportun l’établissement d’une monarchie. En effet, Mac-Mahon, bien que son honnêteté ne lui permît pas de trahir la République par un coup d'Etat brutal, ayant été élu Président par l'initiative