ÉLECTION DE MAC-MAHON
de la droite monarchique, crut de son devoir de gouverner d’après les principes monarchiques. Cependant l'Assemblée nationale, élue au moment de l’occupation de plusieurs départements par l’armée allemande, s’est orandement modifiée avec le temps à la suite des élections partielles au point de compter 360 républicains
contre 170 monarchistes. Bien que le parti républicain
fût divisé en trois groupes : centre gauche, gauche républicain et gauche radicale, ils étaient tous d'accord pour exiger un ministère républicain correspondant à la majorité. Mac-Mahon se résigna et nomma d’abord
un ministère présidé par Dufour, politicien modéré,
puis il nomma un autre plus avancé, présidé par Jules Simon. La Chambre, consciente de sa force, commença par exiger l’épuration, soit la révocation des fonctionnaires ouvertement hostiles à la République, ensuite elle condamna la candidature officielle, en invalidant systématiquement les députés élus à l’aide des fonctionnaires et du clergé. Elle rétablit la liberté de la presse et le droit de vendre les journaux en public. Elle rétablit la loi qui rendait aux conseils municipaux le droit d’élire leur maire. Le ministère présenta une loi instituant l'instruction primaire laïque et une autre loi retirant aux Universités catholiques le droit de faire passer les examens et de conférer des titres académiques. En même temps, la Chambre refusa le crédit demandé pour les aumôniers militaires.
Il arriva un moment où le parti catholique adressa