LE FAMEUX BORDEREAU ET LE GÉNÉRAL MERCIER
tard il fut avéré qu’elle avait été retirée intacte de la boîte aux lettres.du - colonel . Schwarzkoppen dans la loge du concierge de l’ambassade et portée au bureau des renseignements par un nommé Brücker, intermédiaire entre Mme Bastian ct Ie bureau des renseignements. Voici le texte de ce nouveau document :
« Bien que je ne sois pas informé par vous, si vous « désirez me voir, je vous adresse, Monsieur, quelques « renseignements intéressants : 1° une note sur le frein « hydraulique du 120 et la manière dont s’est conduite « cette pièce ; 2° une note sur les troupes de couver- « ture ; 3° une note sur la modification des formations « de l'artillerie ; 4° une note relative à Madagascar É « 5° le projet de manuel du üir de l'artillerie de cam- « pagne. »
Le général Mercier, ministre de la Guerre, dès le moment où il prit connaissance de cette missive eut l'idée que l’auteur en était un officier appartenant à l’Etat-major. Cette idée qui était une simple impression personnelle, dépourvue de tout fondement sérieux, s’ancra aussitôt dans le cerveau de Mercier et de Bois-
- deffre, chef de l’Etat-major, au point de repousser la
possibilité que le traître püt être un officier étranger à l’Etat-major, mais ayant des rapports avec des offciers d'artillerie amis, capables de le renseigner. En effet, parmi les informateurs du bureau des renseignements se trouvaient des espions occasionnels, des joueurs décavés, des femmes déclassées, qui dérobaient