FAISANT LE CONTRE ESPIONNAGE \ AT
« de D... m'a remis pour vous. N’avez-vous pas l’inten- «tion de. reprendre des relations avec lui? Il prétend « qu'il y eut un malentendu et qu'il ferait tout son « possible pour vous satisfaire, Je lui ai répondu qu'il « était fou et que je ne crois pas que vous prendrez des «relations avec lui ». Le bureau des renseignements crut voir dans cette pièce une lettre de Schwarzkoppen adressée à Panizzardi attaché à l’ambassade d'Italie. Bien que cette lettre ne portât pas de date, le souschef du service, capitaine Cordier, prétendit l'avoir eue entre ses mains en 1892.
En tous cas il est certain que la personne à laquelle il était fait allusion par « cecanaille de D... » n’était pas un oflicier, car les officiers allemands n'auraient jamais repoussé avec un tel dédain les services d’un officier français. En effet, on a su plus tard que la personne ainsi congédiée était un fournisseur nommé Dubois, un alcoolique qui se faisait payer les plans directeurs 10 francs la pièce. Il est également avéré, d’après les déclarations faites devant le tribunal de Rennes, que l'agent Brücker,disgrâcié à la suite d’une dénonciation de sa maîtresse, nommée Millescamps, se plaignait de sa disgrâce et cherchait à rentrer en faveur par quelque exploit. Un jour, en entrant dans la loge du concierge de l’ambassade allemande il y trouva une lettre, qui venait d'arriver par la poste, dans le casier de Schwarzkoppen, alors en congé à Berlin. Il la prend, ouvre l’enveloppe et la lit. Ensuite il la porte à