‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 400 sur 853 · HENRY ET ESTERHAZY SON COMPLICE · texte numérisé non relu

HENRY ET ESTERHAZY SON COMPLICE

Henry, quine tarda pas à y reconnaître l'écriture de son ami de vingt ans,son ancien camarade au bureau des renseignements et son créancier depuis 1876, le commandant Valsin Esterhazy qui était au service du colonel Schwarzkoppen. Il paraît, au dire de ce dernier, qu'au moment d'entrer à son service 1l lui déclara, qu'issu d’une illustre famille hongroise il ne s'était jamais considéré comme Français et il aflirma en même

temps qu'il se documentait au bureau même des ren-

seignements. Henry, en lisant cette lettre était bien embarrassé,car s’il était complice de son ami, la découverte de cette lettre aurait ouvert un abîme sous ses pieds ; s’il ne l'était pas, elle lui aurait appris que son ami était un infâme. En tout cas son intérêt était de détruire la lettre qui compromettait sa situation; mais étant donné que son contenu était connu de Brücker, qui espérait se faire bien payer son service 1l se décida à porter la lettre à Sandherr,son chef de bureau. Cependant, il crut bien faire en la déchirant d’abord en

plusieurs morceaux et en la recollant ensuite pour faire

croire qu’elle lui était arrivée par la voie ordinaire. (Version mensongère).

Sandherr, se rendant compte de la gravité de ce succès de l'espionnage allemand,en donna connaissance à Mercier, ministre de la Guerre. Celui-ci, très impressionné par cette découverte, jugea que le traître, appartenant forcément aux bureaux du ministère de la Guerre, le champ de l’enquête serait fort restreint.Il suflirait de

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