‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 401 sur 853 · SONT LES VRAIS COUPABLES · texte numérisé non relu

SONT LES VRAIS COUPABLES

trouver chez l’un ou l’autre des employés de ce bureau une écriture similaire à celle du bordereau. Aussi, le général de Boisdeffre, chef de l'Etat Major, montra-t-il la pièce en question aux chefs de bureau et aux chefs de service, mais tous déclarèrent que l’écriture leur en était inconnue. Sandherr fit alors photographier le. document par un agent compétent et en communiqua la reproduction aux chefs des différents bureaux, les invitant à en comparer l'écriture à celle des officiers placés sous leurs ordres, mais le résultat fut également négatif. Cepeñdant, un malaise poignant se faisait sentir parmi les officiers des bureaux de la guerre, chacun craignant de se voir soupçonner de négligence. Personne n’eut l’idée que le traître pouvait bien être un officier en service actif ayant des relations amicales avec les officiers du ministère de la Guerre. Les colonels d’Aboville et Fabre poursuivant leurs investigations estimaient que le traître devait se trouver parmi les stagiaires à l'Etat major, qui passent successivement par tous les bureaux et prirent connaissance de la liste des officiers d'artillerie stagiaires à l'Etat major. Alorsle colonel d’Aboville tomba en arrêt devant le nom du capitaine Dreyfus.Fabre se souvint que les notes de tous les stagiaires étaient excellentes sauf celles de Dreyfus dont on disait qu'il avait un caractère sournois, était très curieux et indiscret dans ses demandes et peu aimé de ses camarades. Cependant ce n’était pas l’opinion des autres chefs, car le colonel Germeny

Page 1