‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 402 sur 853 · MERCIER MINISTRE DE LA GUERRE · texte numérisé non relu

MERCIER MINISTRE DE LA GUERRE

dit de lui, « officier très intelligent, rédige très bien, a déjà des connaissances très étendues et est en mesure de traiter des questions avec des idées personnelles, veut et doit arriver », et le colonel de Sancey pour le premier semestre de 1894 dit de lui: « Officier très intelligent, saisissant vite les affaires, travaillant facilement, il est peut-être trop sûr de lui, saït très bien l'allemand et a utilisé consciencieusement son temps au deuxième bureau ». Néanmoins les colonels d’Aboville et Fabre étaient prévenus contre le caractère de Dreyfus, éprouvant une vive antipathie pour le juif.

Malheureusement, ces colonels avaient des auxiliaires puissants; c'était d'abord le général Mercier, ministre de la Guerre justement préoccupé des conséquences que pouvait avoir la trahison d’un officier ainsi que de de l'effet qu’en produirait la nouvelle sur la Chambre, laquelle pourrait contester l'utilité des dépenses élevées du bureau des renseignements, si celui-ci était impuissant à découvrir le traître. Il fallait done le découvrir à tout prix. |

Puis, le général de Boisdeffre, chef d'Etat major, ancien élève de l’école des Jésuites qui avait coutume d'aller s’entretenir quotidiennement avec le père Du Lac, son confesseur et directeur de conscience, et qui était un antisémite par excellence.

Il ne lui manquait que l'écriture de Dreyfus pour voir si elle ressemblait à celle du bordereau. Les officiers chargés de la comparaison des spécimens de l’écri-

de Hélese WU CERN CS ENT Le

Page 1