‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 409 sur 853 · LE COLONEL PICQUART · texte numérisé non relu

LE COLONEL PICQUART

traître. En même temps, l’attaché militaire français à à —

Berlin nommé Foucault l’informa d’une conversation qu'il avait eue avec un espion français, nommé Richard Cuers, d’après lequel, l'Allemagne n'avait jamais employé Dreyfus; le seul officier français au service de l'Allemagne était un commandant d'infanterie qui avait fourni plusieurs renseignements à l'ambassade d’Allemagne à Paris. Picquart fut également informé des visites fréquentes qu'Esterhazy faisait aux bureaux du ministère de la Guerre pour chercher des données sur des questions militaires concernant surtout l'artillerie et la mobilisation. Picquart croyant de son devoir de rendre compte à ses chefs de ses découvertes, se rendit chez le général Boisdeffre qui l’engagea à continuer ses investigations. En attendant, un député de la Chambre nommé Castelain annonça au ministre de la Guerre une interpellation à ce sujet. En même temps, le journal

l'Eclair publiait un article dans lequel il révélait comme

un fait nouveau que la condamnation de Dreyfus avait été prononcée à la suite de la communication aux juges d’un document secret qui contenait cette phrase : « Ce canaille de Dreyfus est devenu trop exigeant ». Alors, Picquart qui connaissait ce document et l’inexactitude de la copie reproduite dans le journal, demanda que le gouvernement se prononçât ofliciellement à ce sujet et fit connaître la vérité. Le gouvernement se refusa, et ce refus donna lieu au dialogue suivant entre Picquart et le général Gonse :

Ses

M EMA ete VE En) à VE 2485-22 ER ERP RRS S EOTRRS LALTTSS En FRE 1 L & tea ARE PAR lie

> (PAR PR A M = LT à 17 PE

Page 1