‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 410 sur 853 · CONVAINCU DE L’'INNOCENCE DE DREYFUS · texte numérisé non relu

CONVAINCU DE L’'INNOCENCE DE DREYFUS

« G. — Que vous importe si le juif reste à l'ile du diable ?

BP. — Mais il est innocent.

G. — C’est une affaire close qui ne peut s’ouvrir de

nouveau ; la réputation des généraux Mercier et Boisdeffre y est trop intéressée.

P, — Quelle sera-notre situation si les Dreyfusistes découvrent le vrai coupable ?

G.— Ils ne le découvriront jamais si vous n’en parlez pas. |

P,— Ce que vous dites, mon Général, serait abominable de ma part. Je ne sais pas encore quel chemin Je vais prendre, mais en nul cas j'emporteral ce secret avec moi dans le tombeau (1). »

Depuis ce jour le ministre de la Guerre décida d’écarter Picquart du bureau des renseignements. Bien qu’on lui permit de continuer ses investigations il lui fut défendu de prendre des mesures actives contre Esterhazy. En même temps ce dernier fut avisé qu'il était surveillé et qu’il devait être sur ses gardes. Un .mois après, soit le 6 novembre parut à Bruxelles un pamphlet écrit par Bernard Lazare qui confirmait la nouvelle du document secret communiqué aux juges avant la condamnation de Dreyfus mais opposait un démenti formel à l’aflirmation que ce document portait le nom de Dreyfus, ajoutant que seule l’initiale D). y figurait. Ce pamphlet fut

1. Le procès Dreyfus devant le Conseil de guerre à Rennes. Paris, I900. |

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