LEBLOIS FIT CONNAITRE LA DÉCOUVERTE
distribué aux membres de la Chambre des députés. Quelques jours après le journal Le Matin publiait un fac-similé du bordereau attribué à Dreyfus, ce qui permit à tous les experts en écriture de tous les pays de juger par eux de la dissemblance de l'écriture du bordereau avec celle de Dreyfus et de la ressemblance absolue entre l'écriture du bordereau et celle d’Esterhazy. | L’Etat-major et le ministre de la Guerre, attribuant le réveil de la question Dreyfus à la découverte de Picquart et à ses investigations sur le vrai traître, décidèrent de l’éloigner de Paris et de l'envoyer d’abord à Marseille et ensuite à Tunis. En attendant, Picquart ajouta un codicile à son testament où il exposait avec tous les détails l’histoire de ses découvertes relatives à la culpabilité d'Esterhazy, codicile qui devait être remis en cas de mort au Président de la République. Quelque temps après son séjour à Tunis il demanda un congé pour se reposer de ses tracas et de son surmenage. Il en profita pour rentrer à Paris où :l alla trouver un de ses anciens camarades et amis, un avocat consciencieux nommé Leblois, auquel 1l raconta qu’il avait découvert le traître et criminel Esterhazy en même temps que l'innocence de Dreyfus, mais sans lui parler d'aucun document secret. Bien qu'il l’autorisât à en donner connaissance en cas nécessaire au gouvernement, il Jui défendit d’en parler au frère et à l'avocat de Dreyfus. Cependant quelques jours plus tard le hasard mit