‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 412 sur 853 · DE PICQUART À SCHEURER KESTNER · texte numérisé non relu

DE PICQUART À SCHEURER KESTNER

Leblois en rapports avec un homme d'Etat qui sympathisait aves la éause de Dreyfus, Scheurer Kestner, d’origine alsacienne, vice-président du Sénat et un des membres les plus estimés du parti républicain, lequel rencontrant un jour Leblois à un diner chez un ami commun, lui parla de l'affaire Dreyfus. Alors ce dernier se rendit chez lui, et lui raconta tout ce qu'il savait de l'affaire en lui montrant les lettres du général Gonse à Picquart. Le général Billot, ministre de la Guerre, ancien ami de Scheurer Kestner, inquiet des démarches que celui-ci se proposait de faire, le pria de se tenir tranquille sans mettre le public en éveil pendant une quinzaine de jours. Billot en profita pour comploter avec Gonse, Henry et Lauth, dans le but d’innocenter le eriminel Esterhazy et de lui faire comprendre qu'il n'avait rien à craindre, car il se trouvait sous la protection de l’Etat-major, à condition qu’il se conformât strictement aux instructions qui lui seraient données.

Henry et Du Paty de Clam eurent des entretiens journaliers avec Esterhazy, lui dictant les arguments dont il devait se servir pour se défendre contre les accusations dont il fut l’objet par un conseil de guerre. Il arriva même que le général de Pellieux s’assit derrière les juges pour les inspirer. En effet, il fut déclaré innocent et acquitté. De Pellieux prétendit qu'il était tellement convaincu de la culpabilité de Dreyfus qu’il se refusait à examiner. le bordereau, déclarant que l'affaire était une chose jugée. et inappellable. D’un

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