‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 416 sur 853 · LA MÉMORABLE DÉFENSE DE ZOIA · texte numérisé non relu

LA MÉMORABLE DÉFENSE DE ZOIA

« de l’équivoque où elle agonise. Les fautes des gou- « vernements s’entassent sur les fautes, un mensonge « en nécessite un autre, de sorte que l’amas devient « effroyable. Une erreur judiciaire a été commise et dès « lors pour la cacher, il a fallu chaque jour commettre « un nouvel attentat au bon sens et à l'équité. C'est la « condamnation d’un innocent qui a entrainé l’acquitte- « ment d'un coupable. On vous dit que nous sommes « les auteurs du scandale, que ce sont les amants de la « vérité et de la justice qui détraquent la nation. -« En vérité, c'est se moquer du monde. Est-ce que le « général Billot n’est pas averti depuis dix-huit mois? « Est-ce que le colonel Picquart n’a pas insisté pour « qü'il prit la révision en main, s’il ne voulait pas « laisser éclater l’orage et tout bouleverser ? Est-ce que « M. Scheurer Kestener ne l'a pas supplié les larmes aux « yeux de songer à la France, de lui éviter une pareille « catastrophe ? Si le pays est dans la peine la faute en « est au pouvoir, qui, désireux de couvrir les coupables « et poussé par des intérêts politiques a tout refusé, « espérant qu'ilsera assez fort pour empêcher la lumière « d’être faite. C’est lui qui est responsable du trouble « éperdu où sont les consciencieux. »

« Le gouvernement qui n’ignore rien, qui est con- « vaincu comme nous de l'innocence de Dreyfus, pourra « sans risque trouver les témoins qui feront la lumière. « Dreyfus est innocent, je le jure, j'y engage ma vie et « mon honneur. Et par tout ce que j'ai conquis par mes

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