‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 417 sur 853 · TOUS LES MINISTRES DE LA GUERRE · texte numérisé non relu

TOUS LES MINISTRES DE LA GUERRE

« œuvres qui ont aidé à l’expansion des lettres fran- « çaises, je jure que Dreyfus est innocent. Que tout cela « s'écroule, que mes œuvres périssent si Dreyfus n’est « pas innocent. Tout semble être contre moi, les deux « Chambres, le pouvoir civil, le pouvoir militaire, les « journaux à grand tirage, l'opinion publique qu'ils ont « empoisonnée. Je n’ai pour moi que l’idée, un idéal de vérité et de justice. Je suis bien tranquille, je vaincrai. »

En effet Zola ne s'était pas trompé ; il fut condamné au maximum de la peine pour diffamation, une année de prison et 3.000 francs de dommages et intérêts. La condamnation ne se limita pas à Zola ; ïl y eut un conseil d'enquête dirigée contre Picquart pour avoir mis au courant Leblois de documents secrets. Il fut condamné à la cessation du service militaire et à la radiation de son nom de la liste de l’armée. Picquart après avoir frappé en vain aux portes de la justice militaire se décida à recourir à un tribunal civil contre l’auteur anonyme des faux télégrammes et de la lettre fausse «Espérance » reçus par lui pendant son séjour à Tünis. D'un autre côté Christian Esterhazy porta plairite contre son cousin le commandant Esterhazy, lequel sous prétexte de placer une partie de leur patrimoine dans les affaires à l’aide des banquiers de Rothschild l'avait escroqué lui et sa mère d’une grande partie de leur fortune. Le même magistrat, nommé Bertulus, fut chargé de ces deux affaires. Etant donné que Christian avait été

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