GALLIFET SUPPRIMA LE BUREAU DES RENSEIGNEMENTS
prêt à rentrer en France. Je me livrerai à vos tribunaux etje vais établir devant le monde entier l’infamie de ceux dont votre gouvernement veut assurer l’impunité. Waldeck-Rousseau,bien qu'ilsût qu'Esterhazy jouait la comédie et qu’il se garderait bien de rentrer en France, chargea le consul général français à Londres de faire savoir à Esterhazy qu'il était autorisé à recueillir ses déclarations et à recevoir ses documents dans l'intérêt de la justice. En effet celui-ci se rendit chez le consul et fit sa déposition en quatre audiences, sans rien dire de plus que ce qu'il avait déclaré devant la Cour de cassation. Par conséquent il ne livra aucun fait nouveau ni aucune pièce nouvelle qui aurait pu servir à Dreyfus pour demander la révision de son procès. La session parlementaire du Sénat fut calme. Après avoir terminé la discussion du budget arriva celle de l’amnistie. La commission qui avait adopté le projet du gouvernement nomma; rapporteur Guérin ancien ministre de la Justice sous le ministère Dupuy. Celui-ci ne se pressa pas trop pour faire son rapport. En attendant Gallifet venait de supprimer le service d’espionnage au bureau des renseignements pour le rattacher à la Sûreté Générale, le considérant dégradant pour des officiers de l’armée. Cependant un officier du bureau adressa un rapport au ministre faisant ressortir le danger que présenterait le transfert de ce service à la Sûreté, une administration qui n’a ni l'expérience ni la connaissance exacte des matières nécessaires à la police
LCR, LE RTS GI D EEE.