‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 437 sur 853 · GALLIFET DÉMISSIONNA ET FUT · texte numérisé non relu

GALLIFET DÉMISSIONNA ET FUT

des affaires militaires. Gallifet frappé par les arguments contenus dans ce rapport enleva au bureau des renseignements seulement les services de police et de contre-espionnage, lui laissant la recherche des docnments et des renseignements, Cette nouvelle décision donna lieu d’abord à des froissements, puis à une guerre sourde entre le service des renseignements et celui de la sûreté. Cette guerre finit par prendre la forme d’une conspiration de la part du bureau des renseignements contre la Sûreté générale, sous prétexte que celle-ci se proposait de prendre la revanche sur l’armée qui avait condamné Dreyfus.

D'autre part Gallifet donna l’ordre formel de s’abstenir désormais de s’occuper de l'affaire. Cet ordre fut obéi, en ce sens que les officiers du bureau s’en parlaient plus au Ministre, mais ils travaillaient secrètement pour discréditer le service de la Süreté, au point d'engager un Polonais, agent autrichien, nommé Pzyborowsky qu'ils chargèrent de se procurer un faux témoignage d’un Serbe, ancien officier autrichien nommé Cernusky, cité comme témoim au procès de Rennes, témoignage qu'ils payèrent 30.000 francs. Les : machinations des officiers du bureau des renseignements contre lc service de la Süreté se prolongèrent jusqu’à ce que Gallillet, en ayant eu connaissance, donnât au bureau un coup de balai, renvoyant tous les officiers qui en faisaient partie rejoindre leur régiment en province. Puis il fit voter le projet d'amnistie par le Sénat

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