‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 55 sur 853 · EN FRANCE EST DÉISTE PAR EXCELLENCE · texte numérisé non relu

EN FRANCE EST DÉISTE PAR EXCELLENCE

qu'il prétend démontrer la spiritualité de l’âme, l’existence de Dieu et celle des corps.

Grâce à cette concession aux croyances de l’époque il réussit à installer son enseignement dans les chaires officielles et à propager ainsi parmi la jeunesse ses doctrines sensualistes,.

L’école française du sensualisme comptait un nombre considérable de membres qui se sont proposé de défendre le libre examen de la pensée et les droits de la raison, que les nobles avaient asservis et les prêtres assujettis au joug de la théologie. Nous citerons seulement ceux qui ont figuré en première ligne, tels que Montesquieu, d’Alembert, Diderot et Voltaire.

Ch. Montesquieu, né d’une famille noble en 1689 au château de la Brède, près de Bordeaux, montra depuis son enfance un grand amour pour l’étude et fut nommé conseiller au Parlement de Bordeaux et plus tard président. Il se fit connaître par ses Lettres persanes, ouvrage léger en apparence mais qui constitue une

critique acerbe contre le despotisme de Louis XIV et

contre les mœurs de la cour et qui eut un grand succès. Les gens graves goüûtèrent cette façon de discuter

les actions des grands et des puissants et de montrer

du doigt la frivolité de la société.

Exclu de l’Académie française pour avoir critiqué le gouvernement de Louis XIV, il fit un autre acte de hardiesse en réclamant des réformes, à savoir : l’éloignement des favoris, une meilleure distribution des emplois

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