‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 585 sur 853 · SUR L'INJONCTION DU PRÉSIDENT WILSON · texte numérisé non relu

SUR L'INJONCTION DU PRÉSIDENT WILSON

d'Autriche de la conduite incorrecte de son représentant à Washington et exigea de lui des explications ou des excuses. En plus du rappel de l'Ambassadeur d’Autriche- Hongrie le président Wilson signifia au gouvernement autrichien que la longanimité américaine avait des bornes. Cet avertissement s’adressait autant à Berlin qu'à Vienne comme nous allons voir plus tard. Quoi qu'il en füt, l’incident austro-américain eut pour effet de rendre encore plus critique la situation de l'ambassade allemande à Washington, car les explications fournies par l'Allemagne au sujet du torpillage de l’Arabic et de l'Hesperian déçurent complètement cette partie de l’opinion américaine qui s’était montrée disposée à admettre la sincérité de la récente promesse allemande. D'abord, le refus de l’Allemagne de payer des indemnités, même dans le cas où le commandant du sous-marin se serait: trompé sur l'intention qu'il prêtait à l’ Arabic del’attaquer de même que son refus de soumettre cette question spéciale au tribunal de la Haye, sous prétexte qu'elle ne reconnaissait passacompétence sur la question de savoir si la guerre sous-marine allemande était autorisée ou non par le droit des gens, indignèrent les esprits américains les plus pacifistes ; ensuite, l'Allemagne dans sa promesse que les sous-marins ne couleraient plus les paquebots sans avertissement préalable et sans que la sécurité les non-combattants eût été assurée, à la condition que les dits paquebots ne cherchassent ni à résister ni à s'échapper, choqua le bon sens et la bonne foi des Amé-

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