EN ALLEMAGNE AU COURS DU XVIII® SIECLE
philosophie à Gœttingue, s'exprime dans les termes suivants : « Si l’exégèse fait déjà sentir combien lauthenticité d’une création en quelques jours est peu défendable, comment l'historien accepterait-il l'illusion de ce dogme ? » | Les Revues littéraires de l’époque favorisèrent beaucoup la vulgarisation de ces opinions innovatrices. La Bibliothèque allemande universelle devint le rendezvous des Théologiens érudits qui tendaient à ébranler la foi en la Bible et à affaiblir la discipline ecclésiasthique, de manière que la tendance à l'institution d’une religion naturelle sans dogmes et sans révélation s’affermit graduellement au sein du ciergé protestant allemand entre 1760 et 1770. Des sociétés de libre pen seurs se formèrent dans les différents centres univer-sitaires où figuraient comme chefs des hommes de prestige, tels que Sæœmmering,professeur d’Anatomie ! à Mayence, Hermes, professeur de Théologie à Kiel, qui F. s’efforçaient de répandre la lumière et d’abolir l’absolutisme religieux. Cependant cette propagande contre la foi chrétienne ne tarda pas à provoquer une réaction dars toute l'Allemagne, non seulement parmi les bon croyants, mais aussi parmi les libéraux et les professeurs de philosophie aux Universités. Un cri d’alarme fut poussé par les deux partis ; les uns voyaient dans la liberté de critique en matière religieuse un daager pour le maintien de l’ordre social et les autres craignaient que la menace de ruine de la foi religieuse