‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 770 sur 853 · S68 LE GRAND PHILOSOPHE EMMANUEL KANT FINIT · texte numérisé non relu

S68 LE GRAND PHILOSOPHE EMMANUEL KANT FINIT

d'entrer en matière nous tenons à rappeler que Kant, bien qu'il soit né à Kœnigsberg était fils d’un Ecossais, sellier de métier, qui s'était établi dans cette ville pour y exercer sa profession. Il s’est consacré de bonne. heure à l’étude des mathématiques et est arrivé à être répétiteur à l'Université de Kœnigsberg, mais à cause de son caractère peu communicatif il ne se maria pas et ses rapports avec ses confrères n'étaient pas très intimes, aussi, est-ce seulement à l’âge de quarantetrois ans qu'il fut nommé professeur de logique et de métaphysique à l’université de sa ville natale ; il inaugura son cours par une critique sévère de toutes les connaissances humaines, et au lieu de se servir dans son enseignement de la méthode géométrique de Descartes et de Spinoza il s’est plutôt inspiré des idées philosophiques de Locke qui plaçait la source de nos connaïssances dans la sensation, considérant l'exercice des sens comme condition du développement intellectuel. Pour donner à ses investigations un point d'appui scientifique, ileut recours aux lois de la mécanique céleste, car, frappé par la loi de la gravitation découverte par Newtonilne tarda pas à s’apercevoir que les lois de la mécanique céleste étaientégalementles lois de la pensée. En effet, après une longue méditation, il publia en 1781 son remarquable ouvrage la Critique de la raison pure, qui est une apologie de la philosophie fondée sur la science. Dans ce travail, Kant établit deux catégories de connaissances, celles qui sont inhé-

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