‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 771 sur 853 · PAR TOMBER DANS LE MYSTICISME DE LA SCOLASTIQUE · texte numérisé non relu

PAR TOMBER DANS LE MYSTICISME DE LA SCOLASTIQUE

rentes à la raison humaine et n’ont pas besoin de démonstration, qu'il appela des idées à priori, telles que l’espace, le temps, la substance, etc., et celles qui sont acquises par l’expérience, qu’il nomma des idées à posteriori, mais il ajoute que nos connaissances ont une limite, car nous ne connaissons que les qualités ou les manifestations des objets mais pas la nature des objets mêmes ; il appelle les premières les phénomènes et les secondes les noumènes. Quant à ceux-ci nous n'avons aucune certitude de leur existence, de manière que Dieu, l’âme et l’univers sont pour nous des noumènes, n'ayant aucune certitude objective. Les doctrines de Kant, malgré leur originalité ne pénétrèrent dans le domaine des sphères intellectuelles qu’en 1787, car son livre, écrit en latin dans un style un peu original et dans des termes qui lui étaient particuliers n’était pas de lecture facile et ses idées n'étaient pas bien comprises. Mais en 1787, après que quelques lecteurs patients eurent fait connaissance avec ces doctrines et les eurent soumises à une étude critique dans des revues littéraires, des polémiques et des controverses s'engagèrent à leur sujet et devinrent de plus en plus âpres, au point que Kant se vit obligé de se défendre contre un puissant accusateur, le Roi de Prusse Frédéric Guillaume IT, qui dans un rescrit lui reprocha de mesuser de sa philosophie pour défigurer et rabaisser maint dogme capital et fondamental des saintes écritures et du Christianisme. Il le rappelait à

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