‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 772 sur 853 · KANT TOMBE DU HAUT DU SCEPTICISME · texte numérisé non relu

KANT TOMBE DU HAUT DU SCEPTICISME

son devoir d’éducateur de la jeunesse. Kant, bien qu’il répondit avec dignité, affirmant que son livren’avait nullement porté préjudice à la religion publique du pays, car il était pour le public une chose incompréhensible, promit au Roi, en très fidèle sujet de Sa Majesté, que désormais, afin de parer au moindre soupçon, il s’abstiendrait de tout exposé public concernant la religion. En même temps, impressionné par l'effet moral produit par son livre, il décida d’en atténuer l'effet par la publication d’un autre livre intitulé /a Critique de la raison pratique. Dans ce travail, Kant s'efforce d'établir d'abord, que la réalité objective de l’idée dela liberté ne peut être prouvée que par la loi morale de notre existence ; ensuite, que l'existence de Dieu est nécessaire comme condition suprême de l’accomplissement de notre destination morale: finalement, à la suite de quelques syllogismes, Kant arrive à la conclusion qu’il n’y a que la loi morale, basée sur la raison pratique, qui nous impose le sentiment du devoir, appelé par lui l'impératif calégorique.

Ces quelques notices biographiques sur la vie et l’œuvre de Kant suiliront à prouver que tant que son activité intellectuelle se borna à l’enseignement et que ses doctrines ne sortirent pas du cercle étroit de ses élèves à l’université, il conserva sa liberté entière d’expression et se servit de la méthode intuitive et du bon

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