‹ Évolution intellectuelle et religieuse de l'humanitéChapitre 80 sur 853 · LES PHILOSOPHES ALLEMANDS · texte numérisé non relu

LES PHILOSOPHES ALLEMANDS

unanime de l'Académie sur la nécessité de maintenir la religion comme discipline sociale dans l'intérêt de l'Etat, considérât l'Etat comme le symbole de la discipline qui assure l'union entre la religion et l’ordre social parfait. Cette mentalité gagna progressivement du terrain parmi les classes intellectuelles de l'Allemagne et lorsque Kant publia son premier livre : La crilique de la raison pure Vimpression produite sur les savants allemands fut tellement forte que le roi Frédéric II se crut obligé d'adresser à Kant un rescrit lui reprochant d’abuser de sa position de professeur de philosophie pour défigurer et rabaisser le dogme fondamental de l’Ecriture Sainte. Dans sa réponse, Kant, tout en se défendant avec dignité d’avoir jamais mangné à son devoir de fonctionnnaire de l'Etat, promit comme très fidèle sujet de sa majesté royale de s’abstenir dorénavant tant dans ses conférences que dans ses écrits de tout exposé public concernant la religion. En même temps, pour atténuer l'effet déplorable produit par son ouvrage La critique de la raison pure, Kant publiait un second livre sous le titre La critique de la raison pratique où, tout en soutenant son principe que la connaissance de Dieu est absolument interdite à la raison pure, il revendiquait la nécessité de la loi morale basée sur la Raïison pratique qui nous impose le sentiment du devoir, appelé par lui l'impératif catégorique, pour établir l’existence de Dieu et l’Immortalité de l’âme, comme condition nécessaire à l’accomplissement de notre destinée

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