‹ Évolution, Pronostic et Traitement de la Méningococcémie à forme de Fièvre intermittenteChapitre 12 sur 51 · PTS · texte numérisé non relu

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encore le 17 mars montra un liquide céphalo-rachidien normal.

Le 8 avril, une nouvelle hémoculture fut stérile. Jamais on n’a fait d'injection de sérum antiméningococcique, Quatre mois après le début des accidents, le malade guérit définitivement.

Résumé. — Septicémie pure. Guérison brusque. Durée 4 mois. Aucun traitement actif n'a été institué.

OBSERVATION II (MoxzioLs et LOISELEUR).

B.., 22 ans, accuse comme antécédent pathologique une angine en janvier 1909 qui dura quelques jours.

Le 25 mars, il se plaint de céphalée et de courbature générale. Après quelques jours d'observation avec température normale, il fait subitement un frisson avec 40°. Le lendemain, la température est à 36°2. Le malade n'accuse plus aucun malaise et se plaint seulement qu’on le laisse à la diète. Le surlendemaiïin et dans la suite, tous les deux ou trois jours, le malade fait de nouveaux accès de fièvre. Chaque accès est précédé d’un léger malaise durant quelques heures. Le malade est angoissé, le teint cireux, il éprouve du dégoût pour toute nourriture, Le frisson commence par un tremblement de la main gauche, gagnant peu à peu tout le nfembre, puis la main et le bras droit. Les membres supérieurs et le thorax sont agités de tremblements et de soubresauts persistants pendant une heure; les jambes restent en partie immobiles puis le stade de chaleur survient, quelques sueurs peu abondantes et le tout rentre dans l’ordre. À ce moment, le malade se ressaisit, et l’inappétence qui æ marqué le début de l’accès est remplacé par un besoin impérieux de prendre de la nourriture.

Du 1* au 20 avril, le malade à eu 7 ou 8 accès de

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fièvre, mais l’accès passé il n’accuse aucun malaise, et, malgré les examens répétés de ses différents organes, aucun signe clinique ne permet de poser un diagnostic.

Nous avions pensé, au début, à des accès de fièvre paludéenne. L’interrogatoire du malade était négatif à ce sujet. Originaire de Connéré-sur-Sarthe, il n'avait jamais quitté son pays avant son incorporation au régiment de Laval; il ne connaît pas d’étang ou de marécage dans sa localité qui est exempte de fièvre paludéenne, et, à part une angine au début de l’année, il n’a jamais été malade,

Observant à ce moment quelques cas de méningite cérébro-spinale, nous fîimes une ponction lombaire le 16 avril 1909, après un accès qui atteignit 40°2 de température. Le liquide céphalo-rachidien s’écoula sous pression limpide et normal, et son ensemencement sur gélose ascite ainsi que l’examen extemporané du culot de centrifugation ne révéla aucun élément pathologique. Nous attendîimes un nouvel accès, le 19, pour pratiquer une hémoculture qui décela du méningocoque.

L'identification de ce germe nous permettait de poser le diagnostic de septicémie méningococcique, mais l’hémoculture n’ayant été pratiquée que le 20° jour de la maladie, on ne put appliquer un traitement spécifique par la sérothérapie. La prise de sang coïincida en effet avec le dernier accès de fièvre.

Le 23, la température était à 37° et le malade entrait définitivement en convalescence.

Résumé. —- Septicémie pure. Guérison brusque. Durée 1 mois. Aucun traitement actif n’a été institué.

OBSERVATION III (Bray), résumée.

Malade de 39 ans, tuberculèux pulmonaire en voie

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d'amélioration, est pris de frissons et de fièvre, au début de juillet 1914, passe quelques jours à l'hôpital, puis retourne chez lui, mais son état ne s'améliore pas. Tous les deux jours, ou tous les 5 jours les frissons se reproduisent accompagnés chaque fois d’une température à 40°. A la fin d’août, les frissons se reproduisent tous les jours. On pense à du paludisme, car l’état pulmonaire actuel ne permet pas d'expliquer ces poussées de température, mais il n’y a pas dans le sang d’hématozoaires et la quinine reste sans effets.

Le 8 septembre, le malade revient à l'hôpital, très fatigué, abattu. En dehors des signes pulmonaires ne présentant pas le caractère de ceux d’une lésion tuberculeuse en évolution, on ne trouve que de la douleur à l'examen des articulations des coudes et des doigts et à la pression des crètes tibiales. Egalement, de temps en temps, une éruption érythémateuse sur les membres inférieurs. Sur le ventre et le dos on trouve quelques taches rosées rappelant la « roséole {yphique ». Pas d’herpès, température 39°4. Un souffle systolique léger est apparu dans la région de la pointe du cœur.

Jusqu'au 23 septembre, on observe les grandes oscillations fébriles, et deux hémocultures décèlent la présence du méningocoque.

A partir du 23 septembre on commence un traitement par sérothérapie antiméningococcique intraveineuse. Chaque fois le malade réagit d’une façon très violente, tantôt par une température à 40°6 et même plus, tantôt par un grand frisson et tendance au collapsus. Le 15 octobre on cesse la sérothérapie sans avoir obtenu de modifications appréciables à la courbe thermique.

Jusqu'au 25 décembre, on a fait quatorze hémocultures qui toutes ont montré la présence de méningocoques. À partir de cette date, la température revient: lentement à la normale, Une hémoculture faite au début

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