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ont été accompagnés d’érythème, sans arthralgie, La quinine à té impuissante à les faire cesser. L'état général restait très bon, le malade se promenait même dans la journée: il avait un « appétit féroce », Pas d'amaigrissement.
Il entre à l'Hôtel-Dieu le 3 novembre. Le 8 et le 10 novembre, il a deux petits accès. Un examen du sang ne révèle pas la présence d’hématozcaires. Le 12 au matin, apparition des signes méningés. La ponction lombaire donne un liquide troubie dans lequel on ne peut déceler aucun microbe. Mais le liquide centrifugé donne un précipito-diagnostic avec le sérum antiparaméningocoecique, négatif avec le sérum antiméningococcique.
Nous injectons 40 ce. de sérum polyvalent, sans incident, dans le rachis, puis 40 autres sous la peau. Dans la soirée, l'amélioration se dessine déjà. La température étant voisine de 39°, on fait une hémoculture qui est restée négative.
On continue les injections de sérum et la méningite guérit rapidement, Le 20, la ponction lombaire donne un liquide eau de roche. Ce jour-là, apparaissent des accidents sériques qui durent 2 jours, et la malade entre en
convalescence.
Résumé.
cémie. Guérison par le sérum.
Méningite survenant au cours de la septi-
OBSERVATION XXII (P.-L. MARIE, Obs. LD), résumée.
B... (Léon), 33 ans, ne présente comme antécédents morbides qu’une crise de rhumatisme à lPâge de 10 ans. Il n’a jamais quitté la France. Très bien portant jusqu’au 11 septembre 1916, il a été pris pendant la nuit d’un violent malaise et est entré le lendemain à l'hôpital de Bourges pour « courbature fébrile ». Il se plaignait
de céphalée, de courbature el avail une température de 39°5. 11 resta dans cet hôpital jusqu’au 3 octobre, où il dit avoir présenté de forts accès fébriles, accompagnés d’éruptions cutanées et d’arthralgies. Il sort de Phôpital non guéri, avec une permission de 6 jours. Chez lui, la fièvre le reprend, et il est transporté dans notre service de l’Hôtel-Dieu le 6 octobre 1916. |
Dans la nuit même de son entreé, il présent: un violent accès fébrile avec température de 39°5, suivi le lendemain d’un accès encore plus intense, la fièvre atteignant presque 41°.
. Ces accès, pendant 4 semaines, simulent l'accès palustre : frisson, chaleur, sueur, mais ils sont accompagnés d’éruptions cutanées à type d’érythème infectieux et d’arthralgies, cé qui fait mettre en doute le diagnostic de paludisme, Il n’y a pas dans le sang d’hématozcaires, ct, après une première hémoculture négative, deux autres hémocultures faites cn plein accès décèlent la présence d’un diplocoque voisin du méningocoque.
Le 6 novembre, jour du résultat de la dernière hémoculture, et alors qu’on se préparait à injecter du sérum antiméningococcique, le tableau clinique change complètement. Le malade est pâle, prostré, souffre d’une céphalée terrible, est plongé dans une torpeur intellectuelle profonde. Le pouls irrégulier bat à 76, alors que la température est de 39°8. Deux vomissements se produisent. Le signe de Kernig, n’est qu’ébauché mais la nuque est douloureuse.
La ponction lombaire donne un liquide trouble, hypertendu, dans lequel on ne décèle pas de méningocoque à l'examen direct, et la culture sur gélose-ascite du culot reste stérile.
Nous faisens suivre la ponction, de l'injection de #0 cc. de sérum antiméningococcique polyvalent. Immédiatement le malade, qui pourtant n'avait jamais reçu
POPERUE
d'injections de sérum auparavant, présente des accidents effrayants : douleur rachidienné et céphalée terrible, angoisse suivie de respiration stertoreuse, cyanose intense de la face avec exophtalmie; le pouls bientôt cesse d'être perceptible et nous appréhenñdons une issue fatale. De suite, nous refaisons une ponction lombaire et retirons 10 cc, de liquide, et nous injectons sous la peau 1 milligramme d’adrénaline. Presque aussitôt cessent ces accidents si menaçants.
Le soir, l’état est toujours mauvais. 40 ce. de sérum sont injectés sous la peau. Le lendemain 7, la situation est [a même, la céphalée est toujours vive, s’accompagnant de photophobie intense et de douleurs de la nuque. L’obnubilation intellectuelle est un peu moindre, le malade dit quelques paroles. Le signe de Kernig s’est accentué. Le pouls très irrégulier bat à 60. 40 ce. de sérum sont injectés par voie rachidienne. Le liquide céphalo- ‘achidien ne s'est pas modifié,
A partir du 8 novembre, amélioration progressive de l’état méningé. Le 10, le malade peut dormir quelques heures. L'état général est devenu très bon, maïs le signe de Kernig persiste. On refait 20 cc. de sérum intrarachidien. Le liquide céphalo-rachidien retiré est jaunâtre, contenant du sérum antiméningococcique qui, par Cconséquent, semble avoir mal diffusé. :
Le 11 novembre, anurie passagère. L'état général s'améliore. On refait 20 cc. de sérum intrarachidien.
Le 13 novembre, réaction sérique intense durant jusqu’au 17. A partir de ce moment, le liquide céphalorachidien est clair et le malade entre en convalescence.
M. P.-L. Marie ajoute que le malade avait reçu le 21 octobre une injection intraveineuse d’or colloïdal qui avait provoqué pendant quelques instants des accidents dramatiques.
Résumé. — Méningite survenant au cours de la septicémie, Le sérum antiméningococcique, puis l'or colloidal provoquent des accidents dramatiques qui ne modifient pas le cycle fébrile. Guérison brusque par le sérum. Durée : deux mois.
OBSERVATION XXII (LANCELIN), résumée.
M... (Jean), matelot. Aucun antécédent pathologique.
A été en Orient mais n’a jamais eu de paludisme.
Entre à l'hôpital, le 25 mai, pour syndrome méningé typique. La veille il avait eu, à son réveil, un malaise avec frisson, rachialgie, température 40°.
A son centrée, signes méningés au complet, et éruption purpurique. La ponction lombaire ramène un liquide contenant du méningocoque.
Du 26 mai au 2 juin évolue une méningite cérébrospinale très grave, soignée par le sérum antiméningococcique. |
Le 2 juin, la température est à 37°2. La ponction ramène un liquide clair et on n’injecte plus de sérum. (Le malade en a reçu 120 ce.) |
Du 8 au 20 juin s’installe une fièvre intermittente, sans réaction méningée, revêtant l'aspect d’une fièvre paludéenne du type tierce. La température s'élève tous les deux jours assez régullièrement aux environs de 39", à peu près à la même heure au début de l’après-midi.
L’apyrexie est complète le lendemain, le malade accuse même une sensation de bien-être, mais le cyele fébrile se reproduit le surlendemain. Cétte fièvre s’accompagne de sueurs abondantes, quelquefois de frissons el d’une céphalalgie modérée. La rate n’est pas percuable, Ces svimptômes fébriles sont accompagnés d’ar- (hralgies fugaces au niveau des membres inférieurs. Le malade se plaint de fatigue générale et d’asthénie. La
A+ Pre
recherche de l’hématozoaire a toujours été négative. La quinine n’amène aucune amélioration.
‘Le 20 juin, une hémoculture pratiquée pour la recherche de la présence possible d’un méningocoque est négative. On institue néanmoins un traitement sérique,. et quelques jours après, le 23 juin, le malade fait une rechute typique de ménigite cérébro-spinale qui guérit rapidement par le sérum.
Résumé .-— Septicémie secondaire à une méningite cérébro-spinale: rechute de la méningite cérébro- Phase Guérison par le sérum.
OBSERVATION XXIV (NETTER).
L'enfant L.. (Jean), âgé de 15 ans, de bonne santé habituelle, habitant le Vésinet, est pris du-2 au 5 juin de légers maïaises. Le 4 au soir, la température est de 39°2. Il accuse de la courbature. Le D° Mignon voit pour la première fois l'enfant le 5 et constate une langue sale, des plaques d’érythièmes. Il prescrit la diète hydrique et fait prendre une purgation le lendemain.
Le 7 juin, l'érythème prend la forme polymorphe à prédominance noueuse, surtout marqué au niveau des membres. Il y a de vagues douleurs articulaires, On pense à du rhumatisme. |
La semaine suivante, la température monte à 40°,
-avec des oscillations larges et rapides. Les’ élévations coïncident avec des poussées de nouvelles plaques d’érythème. Diète, aspirine, lait, bouillon de légumes. On pense à un érythème infectieux.
Les oscillations s’accentuent davantage, la température du matin est normale ou inférieure à la normale. L'idée d’une fièvre intermittente paraît d’autant plus s'imposer qu'il y a dans la localité un hôpital où sont
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soignés les paludéens, et les moustiques sont très nombreux, On administre de la, quinine sans obtenir aucun effet. L’érythème continue avec le caractère polymorphe, accompagné de quelques pétéchies. Il n’y a pas d’abaitement. On ne relève aucun trouble nerveux. Le pouls remonte de 80.à 90. Les urines sont normales, sans albumine., L'examen du sang ne révèle aucune agglutination des bacilles typhiques ou paratyphiques.
Du 25 au 30 juin, les phénomènes s’accentuent, la courbe descend mais l’érythème persiste.
Dans la nuit du 30 juin au 1‘ juillet, réveil brusque à 2 heures du matin avec céphalée frontale intense que rien ne calme. Cette céphalée dure toute la journée des: 1®et 2:juillet.
Le 2 juillet, apparition d’un syndrome méningé typique. La ponction lombaire amène un liquide louche et est immédiatement suivie de l'injection de 30 ce. de sérum antiméningococcique (20 cc. de sérum B, 10 cc. de sérum À).
Les 2 jours suivants, on répète kes injections aux mêmes doses. Eee
Le 6 juillet, on injecte seulenrent 25 cc. et exclusivement du sérum B, car le germe identifié est un méningocoque B.
Après la 4° injection, la température est restée normale, et l'enfant a complètement guéri.
Résumé, — Méningite cérébro-spinale survenant au cours d’une septicémie Guérison rapide par Le sérum.
OBSERVATION XXV (SERR et BRETTE), résumée.
X..., 35 ans, entre à l'hôpital le 10 août 1917. Il a été évacué le 7 juillet avec le diagnostic de « lymphangite du membre inférieur gauche actuellement guérie, état
seplicémique depuis 1 mois, gros amaigrissement ». Il présente, dans le courant du mois de juillet, des accès de fièvre s’élevant parfois à 40°, survenant à intervalles irréguliers, s’accompagnant de frissons, de chaleur et de sueurs abondantes. Cette homme accusait des douleurs dans la région sacrée. On ne constatait, dans l’intervalle des accès fébriles, aucun symptôme anormal. Le 10 août, les seuls symptômes nets sont une exagération des réflexes rotuliens et achiléens, surtout à droite, et une légère douleur à la percussion des apophyses épineuses de la région sacro-lombaire,
Du 14 août au 11 septembre, la température présente 7 clochers vespéraux aux alentours de 39°.
Le 11 septembre, apparition d’un syndrome méningé. La ponction lombaire ramène un liquide hypertendu, légèrement trouble, dans lequel du reste on n'a jamais pu déceler de méningocoque. Mais les injections de sérum. amènent une rapide amélicration; le 18 septembre, le malade fait un dernier accès de fièvre à 39°5 et la température devient ensuite définitivement normale.
Résumé. — Méningite cérébro-spinale survenant au cours d’une septicémie. Guérison brusque à la 4° injection de sérum.
OBSERVATION XXVI (CANTIERI), résumée.
P... (Vincenzo) entre à l’hôpital, le 12 février 1917, avec le diagnostic de paludisme. Il est soigné à l’infirmerie depuis-le 14 janvier.
Rien à signaler dans les antécédents héréditaires. A l'âge de 10 ans, il aurait eu du paludisme. Aucune maladie vénérienne.
Il est malade depuis le début de janvier.
L’affection a commencé par des légères ascensions
thermiques vespérales précédées de frissons et acccompagnées de douleurs articulaires et de sueurs peu abondantes. Les ascensions thermiques devinrent peu à peu élevées en même temps que s’accentuaient les phénomènes douloureux aux lombes et aux grosses articulations. C’est pour ces douleurs qu’il fut envoyé à l’infirmerie. L’examen ne montrait alors rien d’ancrmal aux articulations, mais on notait une tuméfaction légère de la rate. Pendant les premiers jours, il présenta quatre accès fébriles à 39°, avec type tierce, précédés de frissons et accompagnés dé sueurs au moment de la défervescence. Du 24 janvier au 12 février, la fièvre est intermittente avec maxima de 38°5-39°, tous les deux jours d’abord, puis sans aucune régularité.
A l'examen, le malade accuse une sensation d’asthénie profonde. [Il aurait eu les jours précédents une syn- ‘cope, et le fait de rester assis sur son lit lui donne du vertige. Il se plaint de douleurs au niveau des articulations, douleurs à siège osseux, particulièrement violentes lorsque la fièvre augmente.
Etat d’amnésie assez actentué. La peau présente une pigmentation bronzée uniforme, mais plus marquée sur les muqueuses labiales, sur la face dorsale des doigts, et au niveau du serotum et de la verge. Aucune tache brune sur ia muqueuse de la face interne des, joues. Celte pigmentation s’atténua du reste assez rapidement.
Pour la première fois, le 10 ‘mars, l’accès fébrile fut précédé d’une violente céphalée, La céphalée apparut le 21 et le 22 mars, accompagnée de vomissements le 22, puis le 24, le 25 mars sans nouveaux vomissements.
La céphalée était surtout frontale, très violente le soir et la nuit au moment du paroxysme fébrile, et diminuant avec la chute de la température.
L'examen du système nerveux donna le 25 mars les résullats suivants : pupilles rétrécies, réagissant à la
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lumière et à l’accommodation, ni diplopie, ni strabisme. Rien du côté des nerfs crâniens. Les mouvements de latéralité et d'extension de la tête sur le tronc étaient normaux, mais la flexion était un peu limitée. Le malade n'accusait aucune douleur au niveau du rachis, ni spontanée, ni provoquée. Il n'y avait pas de Kernig. Les réflexes étaient un peu exagérés.
Une ponction lombaire, faite le 26, donna un liquide trouble, hypertendu, contenant du méningocoque.
Le malade fut traité par la sérothérapie antiméningococcique et guérit rapidement.
Les hémocultures ont toujours été négatives,
On avait succesivement porté les diagnostics de maladie d’Addison, de mélitococcie, de fièvre typhoïde et de paludisme.
Résumé. — Syndrome méningé fruste survenant au cours d’un état septicémique. Guérison rapide par le sérum.
OBSERVATION XXVII (NETTER).
Je fus appelé, le 21 décembre 1912, au vingt et unième jour de sa maladie, auprès d’un enfant de 9 mois nourri au sein.
Le début brusque avait été marqué par des vomissements. L'enfant était un peu grognon, mais il s’alimentait régulièrement. Il ne présentait ni raideur, ni convulsions, en somme, rien de très alarmant. Les jours suivants, on n’cbserva rien de remarquable, en dehors d'une éruption de boutons sans signification.
La température faisait de grandes oscillations entre 37° et 39°, à maximum matinal, et l’ensemble de la courbe avait l’aspect de celui d'une fièvre intermittente.
Le lundi 16 décembre, les vomissements se mon-
po
trèrent de nouveau. L'enfant vomit 2 ou 3 fois par jour; ces vomissements se répétèrent pendant 5 ou 6 jours: À ce moment, le D' L... constatait l’existence de la raideur de la nuque qui se montrait au moment des poussées thermiques. C'était d’ailleurs le seul symptôme. Il n’y avait ni convulsions, ni Kernig, ni constipation. L'enfant, qui était grognon, commençait à maigrir. La température persistait atteignant 39° ou 40°, surtout le matin, normale le soir, et notre confrère pensait à une méningite tuberculeuse.
Au moment de mon premier examen, j'avais grande peine à considérer comme malade, un enfant sans fièvre, sans raideur d'aucune sorte, se prêtant merveilleusement à l’examen. Devant les affirmations de mon confrère, et constatant une fontanelle un peu saillante, je n’hésitais pas néanmoins à faire une ponction lombaire et ramenai un liquide trouble contenant du méningocoque, Nous fîmes dans ce cas sept injections intrarachidiennes de sérum. L'apyrexie s'établit le 5° jour, et la guérison de lenfant fut définitive.
. Résumé. — Méningite cérébro-spinale survenant au cours d’une septicémie. Guérison rapide par le sérum.
OBSERVATION XXVIII (AIMÉ et CHÉNÉ), résumée.
B... (Lucien), 20 ans, soldat au 29° d'infanterie, entre à l’hôpital, le 15 février 1917, pour courbature fébrile. Fièvre et douleurs dans les jambes depuis plusieurs jours. Eruption papuleuse généralisée, sauf au tronc, au Torax et au dos, et non prurigineuse. Céphalalgie, pas de vomissements, Insomnie.
Le 20 février, constipation. Pas de signes méningés. Douleurs dans les genoux, les coudes, les poignets et les chevilles.
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Le 4 mars, l'érythème papuleux pâlit et les douleurs articulaires s’atténuent.
Le 8 mars, à 17 heures, frisson, stade algide, Fièvre vive, l’accès dure 3 heures.
Le 20 mars, des acccès analogues au précédent se reproduisent d’une façon intermittente et à des heures variables, chaque fois accompagnés d’érythème papuleux et d’arthralgies. Hémoculture et séro-diagnostic sont négatifs pour le bacille d'Eberth et les paratyphiques.
Le 4 avril, même état, Accès fébriles très irréguliers avec stade de froid et stade de chaleur, L'examen du sang montre une polynucléose légère. Il n’y a pas d’hématozoaires.
Le 6 avril, céphalée violente avec vomissement.
Le 7 avril, apparaît un syndrome méningé caractéristique. Il n’y a ce jour-là ni arthralgie, ni érythèmes.
La ponction lombaire ramène ce jour-là un liquide
légèrement trouble, sans microbes. Le lendemain, une nouvelle ponction lombaire ne montre pas de modifications.
Le 13 avril, troisième ponction lombaire. On injocte 10 cc. de sérum antiméningococcique, et, le 14 avril, la température tombe, pendant qu'au contraire les signes méningés s’accentuent.
Le 16 avril, reprise de la fièvre. Une 4° ponction lombaire ne montre toujours pas de microbes.
Le 20 avril, une cinquième ponction lombaire ramène un liquide contenant des leucocytes altérés et de très rares diplocoques intra-cellulaires ne prenant pas le Gram.
Le 21 avril, on injecte 35 cc. de sérum antiméningococcique.
Le 22 avril, chute thermique. On injecte sous la peau 10 cc. de sérum antiméningococcique. L'amélioration de
Bree
l’état général est manifeste. La température se maintient normale. Le 25 avril, on injecte sous la peau 20 cc. | Le 28 avril, on fait une dernière injection de sérum intrarachidien de 10 ce, Ge jour-là la température s'élève à 38° et il apparaît un érythème diffus, sur les cuisses. Le lendemain, tout rentre dans l’ordre. Le malade quitte l'hôpital, guéri, le 25 mai. ;
Résumé. — Méningite cérébro-spinale survenant au cours d’une septicémie. Guérison brusque après le traitement sérique.