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dix ou quinze jours pour reprendre très prudemment le-traitement sérique; on a alors les plus grandes chances d'obtenir un phénomène de choc qui peutêtre amènera la guérison.
Si la sérothérapie échoue complètement, fait assez fréquent nous l'avons vu, il faut essayer la bactérioiPérapie. Il est moins certain, d’après nos observations, que celle-ci n’agisse pas comme médication spécifique, car une fois elle a amené une guérison progressive (Observation 10), mais nous retiendrons ce fait que nous croyons très important, à savoir que le même succès a été obtenu par un vaccin non spécifique (Observation 12).
La bactériothérapie, comme la sérothérapie, devra
être faite par voie intraveineuse, après avoir essayé
- Ja voie sous-cutanée, et en cas d’échec de celle-ci.
Si la bactériothérapie échoue, on essaiera indifféremment l’une ou l’autre des autres méthodes qui ont fait leur preuve : injection de lait, de thérébentine ou de pus aseptique. Les métaux colloïdaux paraissent moins efficaces. Toutes ces médications auront d’autant plus de chances d’agir qu’elles provoqueront plus sûrement un phénomène de choc, mais l'intensité de ce choc ne paraît pas avoir üune grande influence : un malaise, un frisson, une élévation de température à 38° ou 39° auront autant de chances d'amener la guérison qu’une syncope ou une élévation de température .à 40°. Malheureusement rien ne permet de prévoir la violence du choc que l’on déclenche.
Enfin, si tout échoue, on se souviendra que le pro-
Re Se
nostic n’en reste pas moins relativement bon. La mort est exceptionnelle, la guérison spontanée est la règle. On se méfiera seulement toujours de l'apparition de
signes méningés.