‹ Evvres de Lovïze LabéChapitre 26 sur 59 · Car peu de frères sont de telle sorte, page · texte numérisé non relu

Car peu de frères sont de telle sorte, page

..••*.. Fratrum quoque gratia rara e*t.

( OviD. Metatn. I , i45.)

Cependant, suivant un poète moderne ( Legouyé, Étéocle et Polynice),

Un frère est on ami donné par la natare.

39. — Comme Ionatkas sauna la vie de David, même page. ~- Il est un peu choquant de voir citer des noms de l'histoire sainte dans un sujet mythologique ; mais ce qui peut servir à excuser Louise Labé, c'est que des écrivains justement célèbres ont poussé beaucoup plus loin cette faute de goût, puisqu'ils ont mis en action, dans les mêmes poèmes, des dieux de la fable et des personnages de la Bible. Ce mélange monstrueux est l'objet des reproches que la critique adresse en particulier au poème De Partu Virginis de Sannazar, et à la Lusiade dn Camoëns. « On se rebute, dit L. Racine en parlant du premier de « ces ouvragés (préface du poème de la Religion), d'entendre « les merveilles saintes dans la bouche de Protée , le catalogue « des Néréides qui environnent J. C. , lorsqu'il marche sur les « eaux; et l'on méprise les hommages que lui rend Neptune, «c lorsqu'à son aspect il baisse son trident. » On éprouve le même sentiment en lisant la Lusiade , lorsqu'on y voit « Vénus , « secondée des conseils du Père éternel et aidée des flèches « de Cupidon , rendre les Néréides amoureuses des Portugais ; « lorsque ceux-ci, après la conquête, travaillent à la propaga- « tion de la foi, la même déesse se charger du succès de l'en- « treprise, et ailleurs Bacchus voulant leur faire accroire qu'ils

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