‹ Evvres de Lovïze LabéChapitre 37 sur 59 · SUR LES POÉSIES DE LOUISE LÀBÉ · texte numérisé non relu

SUR LES POÉSIES DE LOUISE LÀBÉ

Le temps , belle Sappho , nous a ravi tes vers ; Mais la jeune Labé que sa tendresse inspire » Que Papbos a nourrie en ses bocages verts > Fait revivre tes chants et ton brûlant délire.

Son cœur a'est enflammé pour un autre Phaon , Hélas ! et comme toi chérit un infidèle :

Louise pleure en vain sa noire trahison , Ses dédains > ses refus» sa fuite criminelle.

Mais lorsque de son cœur elle peint les tourments » Lorsqu'elle rend la vie à ta lyre sonore »

Ses lecteurs enchantés deviennent ses amants > Et voudraient remplacer un ingrat qu'elle adore.

DE AJLOYSM LABJEJE OSCVLIS. (Page 104.)

16a. — L'original de cette piéee latine est peut-être préférable à celui de la pièce grecque. Le mètre en est le même que celui de la io. e ode du livre 1 d'Horace : Vides ut al ta stet nive candidum... ; et, comme on le verra, ce n'est pas le seul rapport qu'elle ait avec les odes de ce grand poète. Antoine Fumée paroit être le nom de son auteur, ainsi que nous le dirons plus bas»

aoo NOTES.

îfâ. — Fontisue Dircœi recessus , page 104.

La maison dePindare, à Tbèbes en Béotie, étoit, suivant Pausanias, près du ruisseau ou de la fontaine de Dircë. De là vient le nom de cygne de Dircé y donné au chantre des jeux olympiques.

164. — Profuerint vel inanis Evan, même page. Au lieu d' inanis , on lit manit dans toutes les éditions ; mais c'est évidemment une faute : manis n'offre aucun sens , et la mesure réclame inanis. J'ai cru pouvoir me permettre cette légère correction.

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