‹ Evvres de Lovïze LabéChapitre 50 sur 59 · Hf astis, damât , page i4i · texte numérisé non relu

Hf astis, damât , page i4i

Ces deux noms de fleurs sont également ignorés de nos botanistes modernes. Le premier est-il, ainsi que le conjecturent MM. de Labouïsse et de Chesnel, le nom défiguré du pied d'alouette, en latin delphinium Ajacisl Mais nous verrons que le pied d'alouette semble être désigné dans la strophe suivante. N'est-ce pas plutôt, d'après l'avis de MM. Pougens et Vailot, le thymus mastichina, Linn. , recherché pour son odeur aromatique, pénétrante et suave? « On s'assurera de cette détermination, observe « M. Vallot, en recourant à l'Histoire des plantes de Dale- « champ (tome ï, liv. Vin, chap. IV, pag. 769 et 770), où on «< lit: Vrai maron appelle enfrançois mastic» Le thymus mastichina a, en effet, des propriétés analogues à celles du mastic: ce qui a pu lui valoir la même dénomination. Le retranchement du c, suivant M. Pougens, ne doit point arrêter, vu l'incertitude et le peu de fixité de l'orthographe chez les anciens poètes françois. Il se pourroit, d'ailleurs, qu'au temps de Louise Labé, 1er de mastic ne se prononçât pas, motif suffisant pour que, d'après le système d'orthographe suivi dans ses œuvres, on n'eût pas craint de faire «disparaître cette lettre comme inutile. Quant aux damas , je me contenterai de rapporter l'opinion du savant médecin dijonnois, et parce qu'elle est très plausible, et parce qu'il indique et combat les autres conjectures qui ont été faites sur le même mot : « Damas, c'est l'oreille d'ours , primula aurim cula, Linn. : elle a reçu la dénomination de damas d'après « Fabius Columna qui, sous le nom d'alisma ou damasonium « Dioscaridis, avoit indiqué une espèce désignée aujourd'hui sous « le nom de primula palinuri. Quelques personnes voudront « peut-être que damas désigne la nielle, nigella damas cena , « Linn. ; d'autres prétendront que damas désigne la rose musquée « de Damas, indiquée par Dalechamp (Hist. gén. des Plantes, « tom. I, liv. Il, chap. 2, pag. io4), et rapportée par Lamark « au rosa alba , Linn. Mais, si elles veulent réfléchir. sur la « strophe où cette plante est citée , elles verront que l'oreille

NOTES. m

« d'ours s'accorde mieux avec les fleurs qui y sont mention- « nées.» M. Vallot trouve enfin la confirmation de sa conjecture dans le nom de damas , donné à une sorte d'étoffe de soie, sur laquelle la lumière joue comme sur les corolles bigarrées de l'oreille d'ours, qui est, d'ailleurs, si connue et si recherché* des amateurs.

a34* — Auec la fleur, en laquelle Hiacinte renouuelle Son nom après son trespas, page l4l* Ces vers s'appliquent, suivant toute apparence, an pied d'alouette, delphinium Ajacis t Linn. Du moins, tous les botanistes s'accordent à croire que le pied d'alouette est Vhyacinthus des anciens, ainsi nommé par les poètes qui supposoient cette fleur née du sang d'Hyacinthe, et suivant lesquels elle portait la marque des gémissements d'Apollon, c'est-à-dire les lettres AI Al, exclamation douloureuse répondant à notre hélas. Il y aveit, à ee qu'il paroi t, une antre espèce Vhyacinthus née do song d'Ajax, et portant aussi les mêmes lettres écrites ( initiales do née» de ce héros). Suivant un savant do premier ordre, teUt dernière espèce seroit notre lis -mariages, et c'est mai * portoos qee Linné auroit donné an pied d*alooette la deneosroelsou) do «Wphinîum Ajacis. Voy. dan* le Joernei des Denot» do- s" met 1812, un article très cnrieox de HL totsoooode, sor les Pr.*cipes de botanique , por Vrofi ■ aT. £0 toot ea», Je eoosjtr^ 4* Louise Labé a eu tort de dire f» Hj a rinfo e rexawmeU* tan <*** dans la fleur née de se* *»*£, rU a rnii'noo &sre alloeM» » lettres AI AI dont elle trmmlt 4oVir Fîaaaae i **» ,*0f»» pourroient remoameller «ne le nées «"Jlyi*, •*•*♦ / ' of — »■«» -*■ paroles ne «gnifaof i'Hii aoare enoor. «•*•> *^ ■•» t*'** <**■» il s'agit étant appelé t- Hjariotn^ , jiss 7 »o» r oy^tWi pétue par là le * * o t ^jsi r de <e ^TMOMeje a35. — Zfc» &*» *•/** *r*/"to* /> mvmttnt 'vats* +$*•*" Eu P+t *Aa * fvrrn* M+m* y+ t s

m* NOTES.

Du labyrinthe de l'Ile de Crète, dans lequel fut renferme le Mino taure, monstre moitié homme et moitié taureau, né des embrassements d'un taureau et de Pasiphaé , femme de Minos.

a36. — Titan , page \à\u

Le soleil, auquel les anciens poètes donnoient ce nom, soit parce qu'ils le croyoient fils d'Hypérion, un des Titans, soit parce qu'ils le prenoient pour Hypérîon lui-même.

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