‹ Examen analytique et tableau comparatif des synchronismes de l'histoire des temps héroiques de la GrèceChapitre 68 sur 77 · CCXC 1 I · texte numérisé non relu

CCXC 1 I

Lit. v, s St. Diodore de Sicile, s’il n’y a pas faute dans le texte , auroit placé le déluge de Deucaiion sept générations après l’époque de Xanthus, fils de Triopas. Les généalogies comparées montrent au contraire que Deucaiion, XLii — 4 1 *

DU TABLEAU GÉNÉRAL. i8j

et Xanthus , iv — 4 1 » Soient parfaitement contemporains. Le Tableau peut donc servir à rectifier les textes.

CCXCI 1 I.

Eusèbe place le règne de Pelops sous la troisième année P*gdu règne d’ERECHTHEUS , l’an 1417; niais on voit que Pelops, xxxiv — 18, n’a pu naître qu’en 1370. C’est ce que prouvent les nombreux synchronismes de tous les degrés des lignes collatérales de sa postérité.

Eusèbe fixe le règne de Minos, fils d’Europa, liv —

1 3 , à la trente-deuxième année du règne de Pandion I. er , lequel règne commença l’an 1461. Ce seroit donc à l’an 1 4*9 que Minos auroit régné ; mais cette date précède sa naissance de cent dix ans, suivant les corrélations des généalogies. Il est alors évident qu’Eusèbe aura confondu Pandion I. er avec Pandion II, dont le règne, en 1320, correspond effectivement à la naissance de Minos en 1328, ou qu’il aura parlé de Minos l’ancien, lvii — 25.

Eusèbe fixe la date de la promulgation des lois de Minos à la dix-neuvième année du règne de Thésée, en 1234.

Suivant les généalogies, Minos, liv — 1 3, auroit eu à cette époque quatre-vingt-six ans ; ce qui répondroit à l’an 1234: mais le témoignage d’Hérodote, qui fixe la mort de Minos Ut. vn, C a r .

• ÇÙJCJCI

durant la troisième génération antérieure àla prisedeTroie, fournit la preuve de l’anachronisme commis par Eusèbe.

Aucun des savans qui se sont occupés de la chronologie

Animadvcrs. ad Eustb. p. jj, ad aim. nxxxn.

Acad, des inscript. t. XLVH, pag. do.

1 86 EXPLICATION MÉTHODIQUE des siècles les plus anciens de l’histoire grecque , n’a fait usage d’un fragment de généalogie qui pouvoit seul rétablir l’harmonie entre les dynasties portées dans les deux premières divisions du Tableau. Scaliger et Fréret ont énoncé le principe qui leur a fait considérer Arcas, xii — 27, comme immédiatement fils de Nyctimus, xiii — 52. Or, pour achever de démontrer la fausseté du sentiment suivi par ces illustres savans et par tous ceux qui en ont fait l’application dans leurs systèmes chronologiques , il faut développer les principaux anachronismes produits par l’opinion erronée qui fait prétendre qu’Arcas étoit immédiatement fils de Nyctimus.

A l’article vm, on a vu que Prœtus, v — 2 6 , âgé de soixante ans , épousa Sthenebœa , xiv — 22, âgée de vingt ans; mais , suivant l’opinion contraire, Sthenebœa , qui doit être placée comme arrière-petite-fille de Callisto au degré 22 , devroit remonter à 37, col. UX , suivant le degré que doit occuper Callisto, comme immédiatement fille de Lycaon ou de Nyctimus. Comment donc Sthenebœa auroit-elle pu épouser Prœtus placé à cent dix ans de distance, au degré 2 61

Prœtus est fixé à ce point d’après*les synchronismes nombreux qui correspondent à tous les degrés de son ascendance et de la descendance de son frère. Cette remarque doit s’appliquer à tous les articles suivans; l’avertissement n’en sera plus renouvelé.

A l’article xiv , Eurystheus, i— 10, épouse Antimache, xin — p; mais , dans l’opinion contraire , Antimache ,

remontant au degré 26 , coi. lix , auroit épousé Eurystheus naissant au degré 1 o , à cent soixante ans de distance.

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