‹ Examen critique de la Vie de Jésus de M. Renan (volume 2)Chapitre 35 sur 96 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

cevront pas de ce qu’on appelait dans la vieille logique une contradiction, et nous, nous comprendrons.

Alors, changement de front sur toute la ligne. Ce créateur de la religion éternelle de l'humanité, ce vrai créateur de la paix de l’âme, ce grand consolateur de la vie, ce modèle accompli, etc., etc., savez-vous ce qu'il va devenir ? vous allez l’apprendre ; et vous qui, écrivant dans tel journal conservateur, ami de l’ordre et de la propriété, appelez œuvre profondément religieuse un livre que vous n'avez pas su comprendre, si tant est que vous l’ayez lu, écoutez bien ceci, avant de retailler votre plume. Cette «sublime personne » était tout simplement « un moraliste exalté, d’un tempérament excessivement passionné, dont les exigences n’avaient pas de bornes, qui méprisait les saines limites de Ja nature de l’homme, qui dépassait toute mesure, pour qui la famille, l'amitié, la patrie, n’avaient aucun sens, dont l’œuvre était si peu une œuvre de raison, gw’on eût dit parfois que sa raison se troublait !. » Cette « grande élévation morale » se réduisait à la bassesse d’un homme « rude et bizarre, que la mauvaise humeur entraînait quelquefois à des actes inexplicables et en apparence absurdes, qui se laissait donver avec plaisir des titres dont il était embarrassé et qu'il n’osait prendre lui-même; qui usait parfois d'artifices innocents, affectant de savoir sur celui qu'il voulait gagner quelque chose d’intime ; qui ne résistait pas beaucoup à sa réputation de thaumaturge, bien qu’il sentit la vanité de l'opinion à cet égard ; qui ne se montrait pas sévère pour les charlatans, voyant en cela un hommage à sa renommée ; qui aimait les honneurs, parce que les honneurs servarent à son but ?, » Ce fondateur « du plus bel enseignement

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